‹ Jacme I, le conquérant, roi d'après les chroniques et les documents inéditsChapitre 93 sur 183 · RÉSISTANCE DES ARAGON AI S · texte numérisé non relu

RÉSISTANCE DES ARAGON AI S

Tiennent au monde sous l'apparence bénigne d'une contribution transitoire sont quelquefois les plus vivaces. C'est une tradition ancienne, et l'Aragon du XIIIe siècle n'échappait point sans doute à son influence, puisque, non-seulement les barons convoqués par Jacme, mais tous les nobles auxquels la proposition royale fut communiquée, déclarèrent énergiquement qu'ils préféraient perdre tous leurs biens que voter le bavatge. Fernand Sanchez lui-même, ce bâtard du roi que nous avons vu investi des fondions d'ambassadeur auprès de Manfred à l'occasion du mariage de l'infant Pierre, Fernand Sanchez s'écria en s'adressant à son père : « Si vous voulez mettre le feu à tout ce que j'ai, commencez dès à présent par une extrémité, je sortirai par l'autre. »

— « Seigneur, dit Bernât Guillem de Entenza, tout ce que vous voudrez de mes biens et de mes châteaux, je vous le donnerai volontiers, mais je ne puis consentir à ce que vous demandez. »

— « En ce pays, nous ne savons pas seulement ce que signifie bovatge, ajouta Ximeno de Urrea. »

Le roi ne put contenir sa colère : « Vous êtes une mauvaise engeance, répliqua-t-il, et je m'émerveille fort que

vous soyez si durs à entendre raison Par la foi que

je dois à Dieu, je ne pouvais m'attendre à ce que vous qui tenez de moi des fiefs, qui de vingt, qui de trente, qui de quarante mille sols, vous refusiez d'accomplir votre devoir en me servant, tandis que cette obligation est remplie par ceux de la Catalogne, qui est le royaume le meilleur, le plus honoré et le plus noble qu'il y ait en Espagne; car il y a quatre comtes, qui sont celui d'Urgel, celui d'Ampurias, celui de Foix et celui de Pallars ; on y compte quatre barons pour un qu'il y a ici, cinq chevaliers, dix clercs, cinq hommes de ville pour un ici, et Ion

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doit d'autant plus s'étonner de votre refus, ai l'on considère le bénéfice que vons en retireriez. »

La colère de Jacme n'eut pas eq Aragon le résultat qu'elle avait eu à Barcelone. Au lieu d'entamer des négociations, les membres des cortès sortirent en masse do Saragosse et se retirèrent à Alagon, ville forte appartenant à un rico home et située à mi-chemin de la frontière de Navarre* Là, ils proclamèrent YUnio&0 c'est-à-dire U ligue de la nation contre le pouvoir roy^L Dewt chevalier» seulement restèrent auprès de Jacme. Abandonné de ses sujets, le roi dut faire le premier pas. Far la bouche de Févéque de Saragosse, Arnalt de Peralta, qu'il envoya auprès des révoltés, H se déclara prêt à réparer les torts qu'il pouvait avoir envers son peuple. Trois ricos home* furent chargés de faire connaître au souverain les griefs de ses sujets ou, pour mieux dire, ceux de la noblesse, car la nation aragonaise identifiait ses intérêts avec ceux de l'aristocratie, gardienne jalouse des libertés publiques.

Les ricos Iwmes avaient de nombreux sujets de plainte contre le souverain qui mettait tous ses soins à^affaiblir leur influence, à s'affranchir de leur tutelle, à, laisser tomber dans l'oubli la constitution politique de TAragoo. Leur rancune lentement amassée attendait depuis longtemps le moment favorable pour déborder : l'impôt du bovaige ne fut qu'un prétexte; ils pensèrent qu'à uq roi qui demandait des subsides on pourrait arracher la, condamnation formelle de sa conduite politique passée et la reconnaissance de privilèges si souvent méconnus par lui.

Bernât Guillem de Entenza, Artal de Alagon 4 et Ferriz de Lizana, tons trois envoyés par les rebelles* allèrent trouver le roi àCalatayud. Jacme les reçut dan* Ja

4 Quelques auteurs disent Artal de Luna.

GRIEFS Dfe's NOBLES D*ARAgON

àftédrale dé cette* vîllë, où se pressaient pins de mille pèrsonnes. Interrogés par le roi, les ricos homes se plaignirent de la violation des fueros du royanme. Jacme, feignant de ne connaître d'autres fueros que le code de lois civiles rédigé par son ordre en 1247, dit alors aux envoyés : « Faites-nous voir en quoi nous avons violé les fueros, et vous nous trouverez prêt à redresser le tort. Nous avons laie livre du fuero d'Aragon, nous ordonnons qu'on le lise devant vbtis chapitre par chapitre; vous nous direz en quoi nous avons failli, afin que nous puissions réparer l'injustice. »

— « C'est inutile », répliquèrent les barons, et ils remirent au roi un mémoire dans lequel se trouvaient énumérés les griefs et les réclamations de la noblesse. Voici la nomenclature qu'en donne Zurita dans ses Anales1 :

1° Le roi distribuait des honors aux mesnaderos et aux étrangers, tandis que les domaines de cette sorte devaient être exclusivement réservés aux Aragonais issus d'une famille de ricos homes de naluràleza. Aux prélats seuls il était permis d'en posséder dans certains cas dont les cortès étaient juges. Le baron devait pouvoir transmettre par testament son hohor à l'un de ses enfants ou de ses proches parénts ; le service de l'host et celui de la chevauchée De pouvaient étrë exigés des domestiques et des côlons des ricos homes.

2° Le roi, au lieu d'appliquer les fueros du royaume à la'dêcision des procès, basait ses jugements sur le droit romain et les décrétâtes ; il s'entourait de légistes au lieu

4 Jacme parle seulement dans sa chronique du reproche qu'on lui faisait de s'entourer de « sages en droit s et de soumettre les affaires à leur décision. Il traite tous les autres griefs des ricos homes de « prête* te* sans pieds ni tête , avec lesquels les rebelles voulaient justifier leur faute » (chapj ccl;.

d'appeler les ricos homes à ses conseils, selon l'antique coutume du royaume4; il nommait le justicia sansdemander l'avis des barons.

3° La solde des mesnaderos était insuffisante.

4° Le royaume de Valence, compris dans la conquête d'Aragon, devait être régi par les fueros aragonais et divisé en chevaleries au bénéfice exclusif de la noblesse d'Aragon. En donnant à Valence des lois particulières, le roi avait donc abusé de son autorité.

5° Les officiers royaux vexaient les nobles en faisant des perquisitions illégales dans leurs maisons, que les fueros déclaraient cependant lieu d'asile, en saisissant sans jugement les honneurs des ricos homes, en exigeant des infanzons des preuves de noblesse arbitraires, en ne respectant pas la sauvegarde accordée par les fueros aux biens et aux familles des ricos homes qui se quittent du roi.

6° Le roi était tenu d'élever les fils des ricos homes, de les marier et de les armer chevaliers.

7° Tout noble possesseur de salines devait pouvoir transporter gratuitement son sel et le vendre dans les domaines dn roi.

8° La tentative d'introduction en Aragon des tributs ù'herbatge el de bovatge, inconnus jusqu'alors dans le royaume, était une grande injure à la nation.

9° Le comte Ramon Berenguer, prince d'Aragon, avait aboli illégalement d'anciens fueros, approuvés jadis par les Aragonais dans le monastère de San-Jiian de la Pena ; la nation réclamait la mise en vigueur de ces lois.

10° Les ricos homes n'étaient point tenus au service

1 Voy. ci-dessus, liv. III, chap. vn, p. 481, note 4. — Bernât Guillem de Entenza accusait en particulier les légistes de l'avoir fait frustrer de certaios droits auxquels il prétendait comme petit-fils du dernier seigneur de Montpellier de la maison des Guillem.

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militaire hors du royaume et pour une guerre qui n'intéressait pas directement la nation.

il'Le comtéde Ribagorza avait été illégalement distrait du royaume d'Aragon pour être réuni à la Catalogne.

12° Les fils du roi nés en légitime mariage ne devaient point posséder des honors *.

Tels étaient les griefs des Aragonais contre leur souverain ; telles étaient les causes qui engageaient la noblesse à se séparer du roi afin de le rappeler à l'observation des fueros « qui ne peuvent dépendre d'aucune autre volonté que de la volonté de la nation. »

A ces plaintes et à ces reproches , le roi répondait en contestant quelques-unes des assertions des rebelles, en maintenant son droit sur certains points, en faisant des concessions sur d'autres, en donnant sur presque tous l'explication de sa conduite.

D'une part, il niait avoir jamais invoqué dans les causes civiles d'autres lois que les fueros, toutes les fois que ceux-ci avaient suffi à la décision du procès; il niait encore avoir manqué aux obligations que la coutume lui imposait à l'égard des ricos homes, de leur famille et de leurs biens. D'un autre côté, il affirmait avoir le droit d'enlever à son gré aux barons les honneurs qu'il leur avait donnés; de s'entourer de légistes afin de s'éclairer de leurs conseils; de nommer seul et sans l'assentiment des ricos homes \ejusticia du royaume; de maintenir le royaume de Valence indépendant de l'Aragon, et de lui donner des lois en harmonie avec l'esprit de ses habitants; il contestait l'exactitude de la tradition relative au fuero de San-Juan de la Pena , et refusait de revenir sur la prétendue illégalité commise par Ramon

« Zuriia croit qu'il s'agit seulement des fils de Jacme nés de la reine Teresa Gil de Vidaure.

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Berenguer IV, il y avait plus d'un siècle. Epfin Iacn>e déclarait n'avoir octroyé des domaines en konor à des mesnaderos que parce qu'il ne pouvait plus compter çur les ricos homes, toujours prêts à s'affranchir de leurs obligations envers le souverain; il renonçait aux tributs tfherbatge et de bovatge, qu'il n'avait jamais voulu imposer contrôla volonté de la nation \; il cédait sur tous les autres points , et renouvelait sa promesse d'observer fidèlement les fuero*. dont il n'avait jamais eu du reste l'intention de s'écarter.

— « Barons , ajouta-t-il ensuite d'un ton sévère ♦ M me parait que vous en usez comme les juifs avec Notre- Seigneur, lorsque , l'ayant pris le jeudi, la nuit de la Cène, ils ramenèrent devant Pilate pour y être jugé et crièrent : Crucifige! crucifige ! Ainsi faites-vous, lorsque vous dites que je vous désafuère , sans me faire copnaitre en quel point, et lorsque vous refusez d'accepter la satisfaction que je vous offre ; car jamais vassaux n'ont soulevé telles discussions avec leur seigneur. Et sachez, barons, que deux choses seulement favorisent votre obstination à demeurer en révolte sur notre terre: la première, c'est l'obligation où nous sommes d'aller aider le roi de Castille à qui nous ne pouvons faillir après notre promesse ; la seconde, c'est notre sagesse, qui nous empêche de marcher contre vous en cette conjoncture. Car, si ce n'était cela , il n'y aurait au monde montagne ni plaine, muraille ni rocher, dont vous ne fussiez chassés par nous , et pour un chevalier que vous auriez , nous en aurions trois, qui , loin d'être de votre parti , n'agiraient point de repos qu'ils n'eussent fait le plus de ipal pos-

* D'après D. Vaissete , Jacme aurait tenté à la môme époque d'établir la bovatge à Montpellier ( Hist. de Long., liv. XXVJ, chap. lvi).

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sifete à tôs personnes et à tos biens; et nous aurions en outre les cités d'Aragon et de Catalogne qui se déclareraient vos ennemies, et qui entendent autant que vous à faire la guerre. Vous voyez donc que, ayant pour nous le pourvoir, le savoir et l'avoir, nous devons nous inquiéter peu de votre révolte, qui n'a aucun fondement*. »

Cette scène, dont la cathédrale de Galatayud fut l'imposant théâtre , peint sur le vif la lutte sociale du XIII0 siècle : une aristocratie attaquée par la royauté, supplantée dans les tribunaux par les légistes, égalée sur les champs de bataille parles milices bourgeoises, Rattachant à ses privilèges avecd'autant plus de ténacité qu'elle les voitplas sérieusement menacés, devenant d'autant plus inquiète et méfiante qu'elle se sent plus près de sa fin ; en face, une royauté calme, forte, sévère, invoquant la loi alors môme qu'elle l'élude, légitimant la hardiesse deses réformes par la droiture de ses intentions, abritant derrière la violence de ses adversaires la calme illégalité de sa conduite ; comme témoin de la lutte, le peuple, instinctivement sympathique, même dans cet immobile Aragon, au progrès que personnifie la royauté, mais n'osant se prononcer contre les barons, défenseurs du vieil esprit national ; autour de ces agitations, l'idée religieuse, qui les enveloppe comme d'une atmosphère sacrée; Dieu se laissant entrevoir au-dessus des passions de ce monde, et dirigeant l'humanité à travers les épreuves qu'il lui a préparées : tel était le XIII' siècle, à quelques nuances près, sur tous les points de l'Europe chrétienne, et tel il nous apparaît dans la solennelle entrevue des barons rebelles et de leur roi , au milieu de la foule qui remplissait la nef de Notre-Dame-de-Calatayud.

4 Chronique de Jacme, ehap. ccl.

Après les paroles de Jacme, les trois envoyés se retirèrent sans cacher leur mécontentement. Outre la rancune que la haute noblesse, prise en masse et comme caste, nourrissait contre un souverain réformateur, la plupart des rico* homes avaient à faire valoir quelques griefs particuliers : c'étaient des honors que le roi avait retirés à des barons , des vassaux révoltés qu'ilavait soutenus contre leur suzerain, des prétentions à une dignité ou àun héritage qu'il avait refusé de reconnaître. Ces plaintes toutes personnelles, qu'on présentait seulement en seconde ligne, étaient en réalité l'obstacle le plus sérieux à la réconciliation.

Parmi les ricos homes, les plus ardents à la révolte étaient ceux qui tenaient de plus près au roi. Bernât Guillem de Enlenza, le fils du héros du Puig Sainte- Marie, qui avait reçu de Jacme « tout ce qu'il possédait en ce monde », ne se souvenait des services et de la fidélité de son père que pour y trouver un grief de plus conlre son parent et son bienfaiteur. Le bâtard Fernand Sanchez, qui devait au roi son père, la baronnie de Castro et de nombreuses faveurs, allait publiant partout les prétendus torts de Jacme à son égard, et excitant l'ardeur des conjurés.

Cependant les négociations furent reprises peu de temps après l'entrevue de Calatayud ; le roi fit de nouvelles concessions et proposa de soumettre le différend à des arbitres; mais les ricos homes restèrent intraitables. Jacme résolut alors d'employer la force pour réduire les rebelles. A la tête des barons catalans et des milices communales, il s'empara de quelques places fortes et jeta l'effroi parmi les conjurés, qui demandèrent bientôt à négocier. Les évéques de Saragosse et de Huesca furent acceptés pour arbitres; une trêve fut conclue pour per-

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mettre au roi d'aller au secours d'Alfonse de Castille; elle devait expirer quinze jours après le retour de Jacme dans ses États. Le roi, de son côté, promit de rendre aux rebelles les biens qu'il leur avait enlevés.

Sur ces entrefaites, l'évéque de Huesca tomba malade, celui de Saragosse refusa de se prononcer. Jacme désirait cependant hâter la conclusion de cette affaire; car, d'un côté, il importait de profiter des dispositions pacifiques des ricos homes, et, de l'autre, l'époque de la moisson étant arrivée, les combattants des milices communales désertaient l'armée pour courir à leur récolte. Le roi se décida alors à réunir les cortès aragonaises dans la ville d'Exea pour leur soumettre son différend avec les barons (15 avril 1265).

La décision de l'assemblée fut rédigée en forme de fuero; voici la substance des dix articles qui composent cette charte :

1° Les honors seront exclusivement réservés aux ricos homes de naluraleza aragonais et non étrangers ;

2* Les ricos homes, chevaliers et infanzons d'Aragon, sont exempts à perpétuité des tributs à'herbatge et de bovatge 4;

3° On ne pourra jamais, dans les affaires judiciaires, procéder par voie d'enquête (inquisicion , pesquisa) contre des nobles aragonais ;

4° Il suffira pour la preuve de noblesse, du témoignage de deux chevaliers parents ou non de la partie intéressée; le roi n'aura d'autre recours contre eux que de

4 Par un acte en date du 17deskalendes de février 1264 (16 janvier 1265), le roi avait reconnu que les Aragonais devaient être exempts des impôts A'herbatge et de bovatge. Le même document règle l'importation du sel et en prohibe l'exportation. (Arch. d'Aragon, reg.XHI, f° 250.)

prouver qu'ils ont été parjures ; les droits à payer pourles lettres confirmatives do noblesse sont fixés à trente sols;

5* Le jnsticia d'Aragon, assisté des ricos homes et des chevaliers présents à la cour qui ne seront pas partie au procès , sera juge des contestations civiles et criminelles entre le roi et les nobles. Avec la participation du roi , des ricos homes , chevaliers et infanzons non intéressés dansi'affaire, il jugera tous les procès entre nobles ;

6* Les infanzons pourront acquérir les immeubles des hommes du roi et les posséderont en franchise;

T Le roi ne pourra donner des terres ni des honors à ses fils nés de la reine ;

8* Les nobles possesseurs de salines continueront à les exploiter d'après l'usage qu'ils ont suivi jusqu'à ce jour;

9a Le rico home qui conférera la chevalerie à un indigne, devra être privé de son honor, et, s'il n'en a pas, il sera déclaré incapable d'en posséder à l'avenir ;

40° Le justicia d'Aragon sera toujours pris dans la classe des chevaliers.

On voit que , sur presque tous les points , les cortès donnèrent gain de cause aux ricos homes \ Le fuero d'Exea renferme dans ses dix articles la condamnation de la conduite passée du roi et la confirmation des privilèges de la noblesse. C'était un échec pour Jacme, mais un échec plus apparent que réel ; car aucune puissance humaine ne peut faire rétrograder les idées, et il n'était au pouvoir de personne d'enlever à la royauté la force et le prestige qu'elle acquérait chaque jour aux dépens de l'aristocratie.

♦ Vers la môme époque le roi sévit obligé d'autoriser les nobles aragooaispossessionnés dans le royaume de Valence à appliquer dans leurs domaines les lois de V Aragon. Ce fut, dit Zurita, une source de querelles entre les seigneurs et les officiers royaux.

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