CHAPITRE TROISIEME
désormais libéré des formules trécentistes qui l’enserraient encore deux ans auparavant. Cela peut paraitre paradoxal, carles contours et les volumes sont plus massifs, la ligne est moins variée, au point qu’au premier coup d’ceil il semble que Jacopo se soit rapproché des sculptures du xIv° siécle. Mais il faut regarder le détail, et l’on voit que les draperies, bien qu’elles soient traitées trés largement, sont établies avec un sens plus complet de la vérité et qu’on n’y pourrait plus relever des fautes semblables a celles du monument d’[aria. Dans sa statue de Ferrare, Jacopo a précisé ses idées et accru ses qualités d’observation; il est devenu plus correct, démontrant, une fois de plus, que lacorrection en art est une qualité secondaire, puisque sa Verge vient si loin derri¢re son merveilleux tombeau
de Lucques.