‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 1 sur 164 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le travail qu'on va lire a été présente à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris comme mémoire de diplôme d'Etudes en 1907. C'est assez dire qu'il n'a pas pour objet d'étudier dans leur ensemble la vie et l'œuvre de Jacques Amyot. L'étendue de l'une et de l'autre, plus encore l'obscurité, ou, pour mieux dire, le faux jour qui les enveloppent toutes deux, nous empêchaient d'y songer un seul instant. Il peut paraître étrange de parler d'obscurité à propos d'un auteur dont le nom est aussi populaire. Mais si l'on y regarde de près, on s'aperçoit sans peine qu'Amyot est de ces personnages qui, suivant une formule banale que je m'excuse de répéter ici, sont plus célèbres que connus.

Sa vie d'octogénaire a été ornée tout d'abord et bientôt rebâtie d'anecdotes de toute sorte, et les rares critiques qui ont essayé, au siècle dernier, de dissiper ces légendes inventées de bonne heure par les passions religieuses ou par le goût du romanesque n'ont pu le plus souvent substituer à ce riche roman,

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