X PRÉFACE
qu'une histoire un peu maigre et singulièrement pauvre de dates. On verra dans la suite de ce travail que la première moitié de la biographie d'Amyot, qui pour nous serait la plus intéressante, est à peu près inconnue. Pour la tin de sa vie, nous possédons, il est vrai, des renseignenients un peu plus précis.
Mais, là encore, la légende ne perd pas ses droits : le nom d'Amvot semble s'identifier de bonne heure avec le titre d'évèque d'Auxerre, quoiqu'il n'ait été revêtu de cette fonction qu'en 1570; et il n'est pas rare de rencontrer dans les ouvrages les mieux informés d'étranges erreurs à ce sujet. Nous en citerons plus loin une, de Bourdelot, au début du wiir siècle. Dans ses Nc^ociatioiis sons Frauçois II, L. Paris en commet de semblables en rapportant à Amyot deux mentit)ns de Tévêque d'Auxerre en 1559(1); et de même l'éditeur du tome III des Lettres de CatJ.vrinc de Médicis, à propos d'une lettre datée du 20 avril 1 569 et adressée « à mon cousin l'evesque d'Auxerre », dans laquelle on lit : « ... désirant le Rov mondict tils d'emprunter de vous l'abbaye de Belle Perche que vous tenez (2)... »
C^es inadvertances ont d'ailleurs leur explication, sinon leur excuse, (a- qui intéresse chez Amyot, c'est moins l'homme que l'écrivain. Si son nom est resté
( i) Cf. Xégociations sons l'iiiiuvis II, publiées par L. l'.iris, pour la Société de l'Histoire de l-rance, 1841, p. 115 et p. 851.
(2) Cf. Leltri-s de Catbcr'nw di- Mrdii-is, publiées par le vicomte de La Perrière, t. III, 1887, p. 2î«.