TRADUCTIONS LATINES
Passons maintenant aux traductions latines. Jusqu'en 1 560, il n'y en a qu'une, p. proprement parler ; hi traduction variorum qui se reproduit sans cesse, mais avec quelques modifications, depuis les débuts de l'imprimerie. La i'^ édition est celle de Campano publiée à Rome vers 1470 en 2 vol. in-fol. Cette édition décrite par A. de Blignières (i) se trouve à la Bibliothèque nationale (2). Parmi les éditions qui suivirent, les plus importantes sont :
l\inn;\rtz,
Rome,
Jcnsoii,
Venise,
Guarinus,
Brescia,
Pylades Brixianus,
Brescia,
Josse Bade,
Paris,
Junte,
Florence,
P. (iaudoul,
Paris,
Simon Gryncus,
Bàle,
Isengrinus,
Bàle,
(i) Appendice, note Q..
(2) Réserve. J. 95-96.
(5) Je n'.ii pu voir que quelques-uns de ces ouvrages : ils ont d'.iilleurs été reproduits chacun plusieurs t'ois.
lyO JACQ.UES AMYOT
Ajoutons à cette liste d'éditions complètes quelques éditions séparées, et surtout des manuscrits, que possèdent certaines bibliothèques (notamment la Mazarine), mais qui présentent presque toujours le même texte que celui des traductions imprimées.
Qu'Amyot se soit inspiré souvent de la version latine variorum, cela est évident pour quiconque a étudié de près la traduction d'une de ces Vies. Xylander l'a noté pour l'édition de 1 3 59 : « Sxpe — dit-il — videtur antiqua translatio Amiotum in errorem abduxisse(i). » Pour le manuscrit de Philopœmen, nous trouvons dans la version de Guarinus l'origine de plusieurs interprétations d'Amyot.
En voici des exemples (2) :
249, E. iv W,pa.
Guarinus : « extrema scncctutc. « Amvot : « dans son extrême vieillesse. »
2)4, C y.T.hi-îo DtAAo T'. /pr.aa... |io'jAO|jLîvo;. Guarinus : « supra alia omnia. »
Amvot : « et C]ui vouloit sus toutes choses. »
25 )j G. i'' 5' TO'JTO'J ■/ïTïAÔSTa'. ;j.iv ô tïto; T(T) ôvâ€'.0'. tov
Tù)i£(J.OV • àTroOvT.JXc'. Ô£ OV36'.; ÙT.'j a'.TwÀlTlV OOAO-
ttOVT.Osî; • TïTapayur^r,; et t?,; TTâpTT,; ô siAozoiar;/ OLOTzivxi TÔv vca'.oôv. îT'.ztXTc'. ;acTà ouvâjisw; xa: Twv |xèv àxôvT(ov. TO'j; oè ï'j;j.— îisa; rpoTT,yiY£TO... Guarinus : " Deinde Titus, deposito cum Nabide bello pdù'iu pt-pii:it. Xec iiiulto post Nabis /Htolorum fraude interceptus occiditur. Oiiii ex ic
(i) 8'^ note lie 1,1 /';'(■ i/c M.iiirlliis. Hdit. IS79>-1'-" Xyl.mdcr, t. I.p. 680- (2) Les cliirt'rcs iiuliquent les t'olius de lédition de V.iscos.ui 15)9.
qui correspondent exactement ;\ ceux de l'édit. 1561. Mais le texte Ir.m-
i;ais est celui des ni.uiuscrits de dédicace.