‹ Jacques Amyot, traducteur des Vies paralleles de PlutarqueChapitre 41 sur 164 · TRADUCTIONS LATINES UTILISÉES PAR A.MYOT I7I · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS LATINES UTILISÉES PAR A.MYOT I7I

SpartiV pcrturbationc orta, Philopœmcn occasioncm nactus cuni cxorcitii co i'acit impctum, et alios vi, alios suasionc adduccns... " Amyot : « Quelque temps après Titus Quintius cessa de guerroyer Onabis el feil paix avec hiy, lequel peu de temps iiprès fut tué en trahison par les .■Etoliens, à rocûisioti île (//an' la ville de Lacedemone se trouva en grand trouble et division, laquelle opportunité si grande Philopcvnien embrassa diligemment et \' entrevint inspereement avec toute son armée, là où il i'eit si bien partie par amour, partie par force que... »

233, 1. y.2T£3TT,3c TO'j; )»ax£Oa'.;j.ov{o'j; Tâ/.'.v îÎ; ■zù xo'.v'jv (Vjj-£p i; ip/r,; f.Tav.

Guarinus : « eomnumcm ut antea Lacedivuioniis

statum iterum inducit. " Amvot : « leur establvt forme de Republique telle comme il/. Tavoient eue des le commancecement. j) — Ce contre-sens sur zl; to /o'.vôv sera corrigé par Amyot en 1559.

236, H. 'ô; r.v àvj7Tov £x y.a/.fôv y.al •iOooâ; ■zr'hv/.T.C-r,^.

Guarinus : << Sicut ex tôt malis et tdin comiptis

morUnis fas erat. »

Amvot : « le mieulx qu'il leur fut possible après tant de calamitez et si ^Tdtnle corruption des iinviirs (les boiiiiiies. »

236, r. '■); "'io ai voTCi'. Ta;; twv 7(.);j.âT(i)v ô<i')aai; ■j'jvazci-

ixapaîvîïOai o ooxo'j7'.v. )) Guarinus : <■ nam sicut tabescenîibus corporum

viribus, una et morbi ipsi contabescunt. » Anu'Ot : « car ne plus ne moins que la force des

maladies descroist et diminue au pris que la

vigueur et vertu naturelle des corps malades va

en déclinant, n

2 5 S, B. iv Toï; -îy. v.op'.vOov « i-z'j/i,'i7.T. tt,; ÉAAâôo; ». GuariiuLs : « in eversioiic Corinthi. » Amyot : " Ihors que la ville de Cliorintc tut arse et bruslée. »

Signalons en outre d'autres passages où l'influence de la traduction latine, sans être aussi certaine, est pourtant assez probable :

249, F. ÎO/.OAiïV.

Guarinus : (( fVugalitatem. »

Amvot : « frugalité. »

;) I, H. y.ai Ta; y.aO" '1-7:0

cooïs; X3'. y.AtJ3'.;.

Ce membre de phrase n'est traduit ni par Guarino, ni par Amvot dans le manuscrit.

Il ne faudrait pas croire d'ailleurs que la version latine ait dispensé notre traducteur, comme tant d'autres de ses contemporains, de regarder de près le texte grec, car, à côté des exemples précédents, on en pourrait citer un beaucoup plus grand nombre qui montrent qu'il savait fort bien s'écarter de la traduction de Guarino pour rendre plus exactement ou plus complètement le sens de l'original. En voici quelques-uns :

256, C. f, 0' '.3yù; z-\ râvTa zoAA>,, a:Ti to'j ôaiaovo; r/(i)p3'., xaî TÔ tiXo; sy^'J-; T|V- '-î '' "'V' t'J/ï,v 'Hz:

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