‹ Jacques Bouchard: pièce en un acte, en proseChapitre 3 sur 13 · SCÈNE t»REMIÊRE · texte numérisé non relu

SCÈNE t»REMIÊRE

JACQUES, après un combat intérieur* Non,

PHILIPPE

Tu... t'es sans ouvrage î Toi, un [dégourdi, blague ! c'est pas possitdr! T'es pas devenu fainéant, comme ça, du^jour au lendemain ?...

(Un long temps.) Est-ce que par hasard y aurait un jupon là-dessous ?

JACQUES

Ah ! fais donc pas de questions, puisque tu vois que je ne veux pas répondre.

PHILIPPE

Sacré bêta ! toi, amoureux I Et de qui ? D'une chipie probable...

JACQUES

Tais-toi.

PHILIPPE

Alors?

JACQUES, un temps* Ëhî bien, oui, là, je suis fou, j'aime... etpuis

PHILIPPE

Tu m'épates. Chez nous autres, comprends-tu, on peut rigoler un soir, comme ça, en passant, j'veux bien... mais on doit plus y penser le lendemain... faut laisser ça aux habits noirs.

JACQUES

C'est ton idée à toi! Alors, parce qu'on n'a pas

Psou, parce qu'on a le cœur sous une blouse et non sous un morceau d'drap on n'a pas Tdroit d'aimer longtemps la même femipel

PHILIPPE

Eh bien, si tu l'aimes tant c'te p'tiote que j'connais pas du reste, épouse la parbleu... et ça fera l'compte

JACQUES

Elle veut pas.

PHILIPPE

Elle veut pas !... c'est-y une deuchesse alors... ou c'est-y qu'elle a des taches dans son existence?

JACQUES

Tiens v'ia c'que c'est.

PHILIPPE

Bois ça, j'vas en demander une autre. (Au garçon.) Une absinthe toi, là-bas l'endormi.

JACQUES

Elle s'appelle Berthe.

PHILIPPE

Tiens juste comme mon ancienne!

JACQUES

Nous avons été gosses ensemble.

PHILIPPE

J'yois ça d'ici;

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