‹ Jacques Callot, sa vie, son œuvre et ses continuateurs (volume 2)Chapitre 12 sur 53 · Calloirtn.f · texte numérisé non relu

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La Dévideiise et la Fileuse.

b reprise de ses œuvres florentines, pour écrire en hàle ces idées fugitives sur le cuivre. 11 s'était remis aux estampes de j)iété. aux portraits, à la gravure d'armoiries. La Dévideuse et la Fileuse se placent entre le Martyre de saint Sébastien, les Armes de Lorraine. l'Arbre de saint François et le piutrait tMjuestre du piiuce Louis de Phalsbourg, bàtaid (lu cai'dinal de Guise et généralissime des

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troupes (hi (iiiclié. Jacques Callot. eiitraiiié par sa réputation, ne s'airètait vraiment plus. Dans l'année i6"25, la secondi^ passée à Nancy, il exécuta plus de cinquante planches diverses; il en avait fait autant Tainiée précédente. Fécondité prodigieuse, et telle qu'on aurait peine à y croire si la plupart de ces pièces ne portaient une date précise et la mention exacte de leur publication. Pourtant le corps se surmenait à suivre la pensée; Callot sentait que son bail de gloire ne serait pas de longue durée, et l'idée fixe d'une mort prochaine le poussait à produire davantage.

L'Italie est loin maintenant, elle est le passé pour lui. Avec le tact qui le dirige en toutes choses, il a compris que le retour fréquent aux Romains ou aux Florentins pourrait fatiguer ses compatriotes. Aussi bien, s'il n'est pas le naturaliste dans l'acception ordinaire du mot, s'il met dans ses interprétations de l'homme ou des paysages sa note à lui, il ne saurait travailler uniquement de tête sur des souvenirs. Adieu pour toujours aux transalpins!

Il entreprend de mettre en scène les grands par antithèse aux gueux, et ce sont les seigneurs et les dames de Lorraine qu'il nous montrera, classe hautaine, entichée de ses privilèges, provinciaux accoutrés aux modes passées, cavaliers batailleurs et dames empanachées. Ses meilleurs amis et lui-même défilent dans la série de onze estampes publiées à

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