JACQUES CAI.I.OT
les ornières des eépées. L'aniiiKil \a Itallii' Teau. Tout aii|)ivs de reiicriiitc csl un lae dans lequel Itaigne une montagne à pic arrondie suivant le priK-édé ordinaire.
lei les finesses ont disj)aiu: (!aliol enlève la seènc d'une pointe vigoureuse, et l'eau-iorte a mordu eruellemenl le métal: d"uii (juelques duretés dans les premiers plans, qneltjue a[)[tareuce de retour aux eliasses de Tempesta. le maître du genre. Au point de vue très spécial de la vénerie, nous pourrions formuler de sérieuses i-emarques. mais à quoi bon? Callot. tout chasseur qu'il lut, n'avail pas eu souvent loisir d'assister à un hallali du cerf: il parlait un peu sur des on-dit. Quand il courait les champs, un fusil sur l'épaule, il ne rencontrait guère que des perdrix ou des lièvres, et encore jouissait-il d'un l>rivilège extraordinaire octroyé gracieusement par le duc, « à charge cependant qu'iceluy ne s'émancipera de tirer sur bestes fauves, hérons ni autres sauvagines ». La Chasse n'est donc point une de ses meilleures estampes, on y sent trop la fantaisie, l'imagination, le cJiic. si nous pouvions employer celte expression risquée.
Jointes aux travaux de métier qu'il ne cessait de faire pour les éditeurs, ces estampes conduisirent Jacques Callot jusqu'à la fin de 1(J'28. il avait à peine trente-cinq ans.
En novembre, il connut la prise de La Rochelle par
i^li) JACQUES CALLOT
le roi (le France el la chu le de Saint-Martin de Ré. Il était loin encore de se douter que ces guerres loinlaines seraient racontées par lui au monde entier. Mais son camarade Henriet, alors établi à Paris, ne roiihliait pas. Maître de dessin de la plupart des grands personnages de la Cour, il avait Toreille de ces courtisans par qui se font les réputations artistiques. Jacques Callot reçut la demande officielle de graver les sièges : il accepta avec joie, et partit presque aussitôt.
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