‹ Jacques Callot, sa vie, son œuvre et ses continuateurs (volume 2)Chapitre 32 sur 53 · JACQUES CALLOT Î!1T · texte numérisé non relu

JACQUES CALLOT Î!1T

llossc travaillait à une entrée du roi Loui^XIII à Paris jKiur l'éditeur Michel Tavernier. Les chars du défilé

lit bien un peu ceux du Combat à la barrière.

Bosse composa dans la manière des clairs-obscurs de Callot une entrée de Gaston d'Orléans à la Capelle le 8 octobre 1654. II est neuf heures du soir, le duc arrive au pont-levis de la porte, et sa ligure est éclairée par les torches des gardes. Ici Tiinilateur est plus habile; les traits sont moins emltarrassés et moins confus que dans le Brelan ou la Sainte Famille. à supposer que ces estampes soient de Callot.

Après la mort du maître nancéien. Bosse grava le tombeau qu'un avait élevé aux Cordeliers de ^'ancy. La disposition lui parut-elle défectueuse, voulul-il la rendre plus claire aux amateurs parisiens? Je ne le saurais dire. Un fait certain, c'est qu'il l'arrangea à sa guise, substitua au tableau du cartouche central un buste sculpté, remplaça les tètes de génies par des visages de femmes, et mit en place de lépitaphe latine une légende fautive en français, qui servit à égarer les biographes.

Quand un artiste populaire de la valeur d'Abraham Bosse s'empare d'une idée et l'exploite, il ne manque pas de gens pour le suivre. L'atelier du graveuréditeur Montcornet devint bient(^t une officine où les idées de Callot furent reprises par des disciples habiles. Montcornet publiait une série de portraitures des contemporains taillée^ au lnirin. et les artistes

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