‹ Jacques Cartier, sa vie et ses voyages [microforme]Chapitre 11 sur 41 · COCO · texte numérisé non relu

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I nest pas établi d’une manière bien claire que la da e du ‘2 May 1519 ”'se rapporte à cet acte. Si elle se rapporte à un autre et que le mariage ait eu lieu plus tard, (comme il est probable) il importe peu ; mais si c’est le contraire on peut 8e demander s'il ne faudrait pas le fixer à l’année 1520. Car, alors à Saint-Malo, l’année commençait toujours à Pâques, au lieu d'au ler janvier comme à présent. En 1519, Pâques tombait le 24 avril ; or, si le mariage eut lieu pendant le période pour entre le ler janvier et le 23 avril 1520, on aura dû l’enregistre: sous l’année:

La position sociale de la famille des Granches était bien supérieure à celle de Cartier, et c’est à l'honneur du jeune ‘“ maître pilote ” d’avoir mérité que le vieux chevalier ne crut point déroger en lui accordant la main de sa fille.

Ce mariage fut heureux, autant qu’il est possible d’en juger, et, pendant trente-huit années, aucun nuage ne vint assombrir cette union. Il ne manqua qu’une chose à leur bonheur : ils n’eurent point de famille et Cartier mourut sans laisser d’héritiers en ligne directe.

Dans la relation de ses voyages, il donne à entendre en différents endroits, quoique bien indirectement, qu’il aurait fait un voyage au Brésil, dans sa jeunesse. Si ce voyage eut lieu, il faudrait le placer entre les années 1526 et 1529. Le registre des baptêmes atteste que Cartier était présent à Saint-Malo, le 5 avril de la première année et le 30 avril de la dernière ; le silence se fait sur son compte entre ces deux dates. Le fait est que ce registre nous fournit le meilleur journal de la vie de Cartier. Il semble avoir pris un grand plaisir à assister aux baptêmes dans sa ville natale ; nous pouvons constater sa présence à ces cérémonies, au moins 54 fois, et sur ce nombre vingt-huit fois en qualité de parrain. D'abord, le 21 août 1510, il tenait sur les fonts baptismaux son neveu Etienne, fils de Jehan Nouel et de Jehanne Cartier ; et, la dernière fois qu’il fut parrain, ce fut pour

NoTE 8,—Ainsi, parlant de son premfer voyage à Gaspé, il écrit: ‘Semblable. ment croît aussi en cr pais du mil gros comme pois, pareil à celui qui croît au Brésil,” &c. (Voyages de Cartier, Ed. de 1843.)

Et lors de son second voyage à Hochelaga, il dit avoir remarqué: ‘* belles

randes campagnes pleines de blé de leurs terres, qui est comme mil de Brésil,”

À Stadaconé il observe des terrains, ‘“ Où ils font le bled qu’ils appellent Ozisy, lequel est gros comme pois : et de ce même bled en croît assez au Brésil. (Voyages de Cartier, Ed. de 1843.)

“‘Cedict peuple vit en cômunaulté de biens assez de la sorte des Brisiläs,” dc.-- Brief Recit.

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