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précisément qu'ils furent les premiers à célébrer le saint sacrifice, en ce pays.”
Mais on pourrait demander avec raison : comment concilier cette manière de voir avec les arguments de ceux qui soutiennent que Cartier avait des prêtres avec lui ?
D'abord, quand à la troisième objection que nous avons reproduite, elle ne nous paraît pas bien forte. On n’a jamais prétendu que le don de faire la pluie ou le beau temps fut un des attributs du sacerdoce catholique. Lorsque nous voyons Cartier annoncer aux sauvages que les ministres de Jésus lui avaient promis du beau temps pour son voyage à Hochelaga, nous ne pouvons admettre qu'il eut, pour un moment, l’idée de rabaisser la dignité du prêtre au rang du jongleur de la forêt. En s'exprimant ainsi, il voulut simplement montrer le peu de cas qu’il faisait des prédictions des sauvages, ou encore, faire allusion à la bénédiction solennelle que son équipage avait r çue quelque temps auparavant, dans le cathédralé de Saint-Maio.
La présence de la particule ‘ Dom’ devant deux noms, sur le registre de Cartier, est une-objection plus considérable. ‘Tout le monde sait que cette particule sert à distinguer les religieux de l’ordre de Saint-Benoit et de Citeaux, et nous admettons notre impuissar :." à expliquer son emploi en cette circonstance.”
NoTE 32.— Voici le texte même de Champlain ‘car c'estoient les premiers qui y ont celebré la Saincte Messe,” C'hcmplain. Ed, de 1619, réimpression Laverdière, page 16. Parlant de la célébration de la messe, à Québec, quelques jours plus tard, il ajoute : ‘ Poui retourner à la continuation de mon voyage, larriuay audit lieu de Québec le 26, où ie trouuay le Pere Iean & le Pere Pacifique en bonne disposition, qui de leur part firent leur debuoir audit lieu, d'apprester toute choses, Ils y celebrerent la saincte Messe, qui ne s'y estoit encores ditte, aussi n’y auoit-il Jamais esté de Prebstre en ce costé-la ” Au bas de la même page se trouve la uote suivante—® Le Mémoire des Récoilets de 1637 (Archives de Versailles) dit formellement que, ‘la premiere Messe qui fust jamais dicte en la Nouuelle France, fut celebrée par eux à la riuiere des Prairies, & la seconde à Quebec.”
NOTE 33.— La position que ces deux 1oms oceupent sur le rôle d'équipage n’est
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