‹ Jacques Cartier, sa vie et ses voyages [microforme]Chapitre 26 sur 41 · RASE · texte numérisé non relu

RASE

GT soiree ue pen her ns Tv maine

NE EE LA DE nn L D ne ee ne eue

grand couteau de cuivre rouge, qui vient du dit Saguenay.” Puis les voiles se gonfièrent sous la brise, et Donnacona jeta un dernier regard d’adieu sur ses domaines qu’il ne devait plus revoir.

Les navires s’arrêtèrent pour quelque temps à l’île aux Lièvres, (/'ys/e es lieures B.R.), ainsi nommée par Cartier, à cause du grand nombre de lièvres qu’il yremarqua. Les vents contraires les retinrent dans le voisinage jusqu’au 21 mai; alors, le temps devenant plus favorable, ils continuèrent heureusement leur voyage jusqu'aux îles de Brion, prenantle chenal qui se trouve entre l’île d'Anticosti et Gaspé, “ lequel passage,” dit Cartier, ‘n'avait pardevant été découvert ”— quoiqu'il en fût venu bien près lui même, lors de son premier voyage. Après avoir longé le cap Nord, qu’ils nommèrent le cap de Lorraine, ils passèrent quelques jours en vue des côtes du Cap-Breton. Puis il traversèrent à la côte de Terreneuve, s’arrêtant en chemin aux îles de Saint-Pierre de Miquelon. Ils rencontrèrent, dans ce dernier endroit, plusieurs navires de France qui faisaient la pêche à la morue, et passèrent une semaine en leur compagnie, émerveillant, nous n’en doutons point, les pêcheurs par le récit de leurs aventures. Le 16ème jour de ce mois, ils partirent de Saint-Pierre et, cinglant à l’est, ils entrèrent dans le havre alors connu sous le nom de Rognouse—(Zd@. de 1843; Rougnose, B. R.), aujourd’hui la baie des Trépassés, où ils firent une provision d'eau et de bois suffisante pour le reste du voyage, et (ce qui paraît bien étrange) y laissèrent une de leurs barques. Le lundi, 19 juin, ils appareillèrent du dit havre, et arrivèrent heureusement à Saint-Malo, le 6 juillet, ‘‘ la grâce au Créateur ” ajoute le narrateur, ‘le priant, faisant fin à nostre navigation, nous donner grâce et paradis à la fin. Amen.”

Page 1