‹ Jacques Cernol comedie en trois actesChapitre 10 sur 51 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Pauvres bêtes! Est-ce qu’il y a rien dans la vie d’un homme intelligent qui vaille l'affection de sa femme, le ménage, le foyer ?Quand les enfants le désertent, quand les amis l’oublient, l’épouse y veille encore, et alors que l’àgc interdit les pensées d’avenir, il y a de la joie tout de même, elle rappelle le radieux passé!

MAURICE, J» pari. *

Diable d’homme I...

CERNOL, fin.

Vous verrez cela bientôt... Ah! je ne dis rien; je ne dis

rien... (il contemple Louise et Maurice arec malice, pais bas à Amélie :)

Regarde-les donc... Que c’est joli les amoureux I

AMÉLIE, frappée.

' Tu dis?...

CERNOL, bonnement.

Tu lie Vois rien, toi! (AManrico, qni est allé prendre son chapeau.) Croyez-vous aux pressentiments, Dliac?

MAURICE

En aucune façon.

CERNOL.

Eh bien... moi non plus. Et cependant, j’ai le pressentiment d’une grande joie, à laquelle vous n’êtes pas étranger.

MAURICE

Comment cela?

CERNOL.

Prenez-vous-en, à vous-même, si je n’en dis pas plus. Eh! mon cher, vous êtes claquemuré!

MAURICE

Moi?

it

JACQUES CEHNOL

CERNOL.

Mon fils était comme vous, tenez, et il m’a quitté sans que je sache encore pourquoi. Le reverrai-je? J’en doute! — Bah!... (h odx tons) vous comblerez le vide, pas vrai?...

' AMÉLIE

(Oppressée depuis le débet de cette scène.) Tu oublies que monsieur de Bliac...

CERNOL.

C’est juste... Allez, mon cher, et revenez-nous vite. Moi, j’ai besoin de vous.

MAURICE, part.

Tous!... (Saluant.) Mesdames...

CERNOL, loi tendant la main.

Au revoir...

(Maurice sort. Louise qui était au fond parait le regarder 'éloigner et Cerno la contemple en riant.)

CERNOL, à Louise.

N’aie pas peur, il reviendra.

AMELIE, à part.

Si c’était vrai...

CERNOL.

Tiens, monte sur la terrasse; on voit loin sur la route. Nous avons à causer.

LOUISE

J’ai autre chose à faire, parrain.

(Elle sort.)

CERNOL, revenant.

Elle est magnifique, avec ses malices!

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