ACTE PREMIER
quand ma pensée se frappe de ce que peut produire un hasard, un propos malheureux ou perfide, il me prend parfois à votre sujet des... transes d’une vulgarité humiliante. C’est peut-être cela qui me fait désirer de vous emmener. La position serait plus nette et... je le confesse, je m’en accommoderais mieux ; car, au fond, je me demande ce qu’on a à rire des maris? A y regarder de près... c’est l’autre qui est pitoyable et comique.
AMÉLIE
Ne feriez- vous pas mieux de m’abandonner?
MAURICE
Hein ?
AMÉLIE, éperdue.
Pî
Ah! tenez; c’est cela que je vous écris dans cette lettre : Ne revenez jamais, la honte et le regret m'accablent. Au nom de la piiié, laissez-moi; laissez-moi!
MAURICE
Si je vous gêne, chassez-moi. Mais soyez-en certaine, Amélie, ce jour-là,... je voudrais vous le dire sans emphase, ce jour-là, je...
AMÉLIE, lui saisissant le bras.
Maurice!... j’ai la tête perdue.
(Elle est appuyée snr lui et cache son visage avoc l’une de ses mains. A ce moment Louise parait au fond.)