PREFACE. XXIX
^ qu'elles lui donnaient , lui attirèrent l'envie des seigneurs l de la Cour dont plusieurs se réunirent pour le perdre ^. » Anquclil De se prononça pas. Il aurait fallu lire, examiner, comparer. Suivant lui, l'intégrité du célèbre financier était encore un problème. Il reproduisit d'ailleurs, avec sa légèreté habituelle, au sujet des années qui avaient suivi l'évasion de Jacques Cœur, et de son prétendu mariage avec la dame TLéodora, la fable dont Bonamy avait fait justice en 1745, et que Villaret et le Père Griffet avaient également réfutée ^.
Un consciencieux historien, Sismondi, attribuait, il y a une vingtaine d'années, la disgrâce de Jacques Cœur à ses ennemis, etqualifiait leprocès d'iniquité révoltante. Sismondi comparait l'influence que Jacques Cœur avait exercée sur le commerce de la France à celle de son célèbre contemporain, Cosme de Médicis^. Presque en même temps, M. Ternaux-Compans publiait à Gœttingue une dissertation latine sur Jacques Cœur, dissertation dans laquelle il prenait pour unique guide les deux mémoires de Bonamy *. Enfin, un des savants les plus illustres de notre temps, l'auteur de la Collection des lois maritimes antérieures ou dix-huitième siècle, M. Pardessus, a eu l'occasion d'apprécier, dans le remarquable Tableau du commerce maritime antérieurement à la découverte de l'Amérique, qui sert d'introduction à cet ouvrage, le rôle et l'influence de Jac-
* Voir dans YHintoiret de France, du P. Daniel, t. Ylî, p. 3,'i4, édition de 17 55.
^ Anquetil avait commencé son Histoire de France à quatre-vinglg ans, et il l'acheva en quelques années.
3 Histoire de France, t. Xill, p. 536 et suiv.
* Disserlatio de Jacques Cœur, prmfecto redditorum piihlicorum su- )^remo Francis, régnante Carolo VII. Gœttingue, 1826; hrochure in-i.