‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 255 sur 359 · GOUTS MONDAINS · texte numérisé non relu

GOUTS MONDAINS

quatre. » D'autres joyaux, de magnifiques tapisseries, des ornements divers furent aussi offerts par Agnès Sorel à l'église collégiale de Loches. Parmi ces tapisseries, on admirait surtout, dans le chœur et la nef, aux jours de grandes fêtes, un sujet composé de six pièces représentant l'histoire de la chaste Suzanne ^

Quelques lettres d'Agnès Sorel, heureusement parvenues jusqu'à nous, fournissent de précieuses indications ^. D'après les détails qu'elles contiennent, la favorite devait affectionner les promenades, les distractions bruyantes, et particulièrement la chasse. L'une de ces lettres, adressée au sire de La Yarenne, son compère, prouve la confiance qu'elle avait dans la vertu des reliquaires. Enfin, celle pour le prévôt de La Chesnaye donne de son caractère une idée très-différente de l'impression laissée par le Bourgeois de Paris. Les deux premières lettres portent pour suscription ces mots : A madamoiselle de Belleville, ma bonne amye '.

* M. Vallet de Viriville, loc. cit., p. 318 et 319.

2 Toutes ces lettres, au nombre de cinq, sont inédites. Deux d'entre elles, la première et la quatrième, dans Tordre où je les reproduis, font partie de la riche et curieuse collection de M. Cliamljry, ancien niairt du 3* arrondissement, qui a bien voulu les meitre à ma disposition, avec une bienveillance dont je ne saurais trop le remercier. Le texte de la seconde des deux lettres adressées au sire de la Varenne m'a élé communiqué par M, Vallet de Viriville. Entin, les deux autres apparlenaienl au baron de Trémont.

Quaire de ces lettres sont en entier de la main d'Agnès Sorel. Le corps de l'une d'elles, celle adressée de Candé à mademoiselle de Belleville (n" 2), et dans laquelle il est question de l'accident arrivé au petit Robin, n'est pas de l'écriture d'Ajincs, qui a seulement mis de sa main, ces mots: la toute voslre bonne ami/e, et signé.

8 Fille naturelle de Charles VI et d'Odetle de Champdivers, elle fut légitimée sous le nom de Marguerite de Valois, par lettres de Charles VII, datées de Montrichard, au mois de janvier 1 427. (Voir Recueil général

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