‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 258 sur 359 · LETTRES AU SIRE DE LA VARENNB · texte numérisé non relu

LETTRES AU SIRE DE LA VARENNB

cesser d'y demeurer, où nous debvrez donques revenir à serchier, rapportant response du dessus dit. Pour le seurplus, continue estre en bon estât et vaz chacun jour au long de la grève de Loyr. Monsieur mon conpère, nous est advenu adventure d'ung homme que l'en a dyt estoit rufien et maqueriau et accointait une des femmes, et est entré de nuicl en l'ostel, ouquel a prins à forsse de ferremeuz, en une arche des joyaulz et relyquayres que à la dicte femme estait lessez en garde. Et se sauvant, est cbeu au saillyr d'ung foussé, où a esté reprins; et sy dyt-on qu'est-ce du fayt de ces relyquayres se ainsy a esté reprins. Monsieur ir.on conpère, ge me recommande à vous tant comme ge puys, et à Dieu qui vous doint vos desirz. Escript à Anboize, ce disuitiesme jour d'aoust. La toute vostre bonne araye et commère, Agnès. »

« Monsieur mon conpère, ge me recommande à vous tant espécialeraent que je puys. Comme ung nommé Mathelin Tierry, le quel est père d'une dee filles de mon ostel, me a fayt remonstrer que une rente qu'il souloit prendre sur ung estail de bouchier de la ville de Chynon, que estoit de vingt-deuz sols, est naguières amendry à l'occasion des guerres et ne vault présentement que seize sols, des quelz joint au pou que luy demoure, ne lui est Inisyble de vivre et e.-t lumbié en grant povreté; suppliant le dit Mathelin que luy veillez bien acorder et condescendre à donner ung ofysse qui luy a esté promis de vostre escuier Guionnet, le quel luy viendroit bien à point pour son entretenement; cy doncques vous le veuz pryer acorder et y condescendre, quy ynsy viendroit au dit Mathelin à indemnité d'avoyr esté rigoureusement traytié en sa dite rente et me ferez bon plé-

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