‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 312 sur 359 · DES BIENS CONFISQUÉS · texte numérisé non relu

DES BIENS CONFISQUÉS

Jacques Cœur, toutes les créances de ce dernier, à l'exception de celles sur un certain nombre de courtisans , de seigneurs, de prélats dont les lettres de restitution donnent la nomenclature, avec le chiffre des sommes qu'ils lui devaient et que Charles VII leur remettait^. Moyennant cette restitution, ses enfants renoncèrent à élever des réclamations sur les autres biens de leur père. En6n, des lettres du mois de mai 1459 les autorisèrent, ainsi que Guillaume de Varye, à se faire rendre compte de biens et de marchandises de Jacques Cœur, que quelques personnes persistaient à retenir ^,

Versl'époque où les enfants de l'argentier rentraient ainsi dans une partie de ses biens, deux de ses juges, dont l'un lui avait été particulièrement hostile, étaient arrêtés à leur tour; c'étaient le trésorier Otto Castellani, et, un peu plus tard, le premier chambellan du roi, Guillaume Gouffier. On a vu quelle passion le Florentin Castellani avait, de concert avec Antoine de Chabannes, apportée dans la direction et l'instruction du procès. Sa faveur dura peu. Une scène qui s'était passée le 22 novembre i453, à l'auberge des Trois-Rois , à Bourges , avait dû l'avertir que, malgré son zèle, le terrain de la cour n'était pas sûr pour lui. Ce jour-là le procureur général Jean Dauvet était allé le trouver et, eu présence de nombreux témoins, il l'avait sommé, au nom du roi, de payer deux mille écus, montant de divers objets que Jacques Cœur avait délivrés, dans le temps, à Guillaume Gouffier, dont Castellani s'était alors porté caution. Celui-ci avait vainement objecté

* Procès, etc., p. 951 à 993. Voir les Lettres, aux pièces justificatives, n" 12.

• * Bibl. imp., Mss. Porlefeuille Fonianicu, n"' 123-124; Aboliiio pro mis, etc. Voir aux pièces justificatives, n° 13.

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