‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 57 sur 359 · BAILLIS ET PRÉVÔTS · texte numérisé non relu

BAILLIS ET PRÉVÔTS

il faisait proclamer les impôts dont il surveillait aussi la rentrée; enfin il présidait les grandes assemblées de l'hôtel de ville et intervenait dans les affaires commerciales, ainsi que dans les questions de voirie \ Le bailli du Berry et le prévôt de Bourges ^ étaient chargés de l'instruction des

1 M. A. Clieruel, Histoire de Rouen sons la domination anglaise, au quinzième siècle, p. 139. — Ces attributions sont bien celles données auv baillis par Du Cange {Glossariitm, t.I, Ballivi], D'après des lettres de 1323, tous les baillis dou royaume de France devaient /aire les receples de leurs baillies et en compter dans les termes accouf «me:. Cependant, ils étaient choisis parmi les hommes d'épée, ex ordine militum. Leur traitement variait de quatre cents à six cents livres. Le serment qu'ils devaient prêter mérite d'être reproduit :

Il Li sermens que doivent faire H Baillis :

!• Vous servirez le Roy bien et loyalement et garderez son secret et son droii partout là où vous le sarez.

Item, Que vous ferez bon droit et hatif à tous ceux qui auront à fairp devant vous pour cause de votre office, tant au faible comme au fort, au pauvre comme au riche...

Iicm. Que de nulle personne de vostre Baillie, ne d'autre, quelle qu'elle soit, qui ait cause devant vous, ou espérez qu'elle doie avoir, vous ne prendrez don ni présent de vin en lonnel, de besie entière, comme buef ou porc, ou viandes en autre manière, fors que pour la souffisance delà journée, ne or, ne argent, ne joyaux, ne autres choses qui puissent ou doivent tourner à mauvaise convoitise.

Ainsi le jurez-vous, Bailly, ainsi vous aist Diex et ses saints Évangiles. »

Les baillis ne pouvaient être originaires de leur bailliage , ni s'y marier, ni y devenir acquéreurs. (V. Du Cange, t. V, au mot Prxpositi, p. 764.)

Les attributions des sénéchaux étaient généralement les mêmes que celles des baillis. — Les sénéchaux étaient les baillis des pays situés dans les provinces de la langue d'oil.

2 « Prévôt, prxpositus (Du Cange, t. y ,"^.1^1), judex pedeanus, minor judex in paqis, qui Balliro subest, et cujiis appellaliones ad eumdem Ballivum devohiintur. » 11 paraît que les offices de prévôts étaient \eiidu? au plus olTrantet dernier enchérisseur. Du Cange cite à ce sujet un passage de Christine de Pisan qui voit, dans cette vénalité, la cause des plus grands abus.

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