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ce qui comportait des profits considérables, et constituait un emploi des plus fructueux du royaume. Outre des appointements fixés de douze cents livres (180.000 francs), le titulaire percevait des droits énormes sur tous les artisans dont les échoppes se trouvaient alors dans l’enceinte du Palais. Il avait justice basse et moyenne, d2s rentes et des cens sur plusieurs maisons, le droit de donner et d’ôter les places aux merciers qui vendaient dans les allées, justice moyenne et basse et seigneurie censuelle sur treize maisons situées à Notre-Dame-d:s-Champs, certains droits sur la boucherie Her Paris rec etc.
Ces avantages étaient d’autant plus considérables que Louis: XI, voulant toujours conserver Coitier auprès de lui, lui avait délivré le 17 octobre 1482, des lettres patentes qui le dispensaient de remplir les devoirs de ses charges.
C’est peu après, le 26 novemtre 1482, qu'il obtint encore en don le fief royal de Poligny, la clergie ou greffe du Bailliage d’Aval, dont Poligny était le siège principal depuis 1427, et qui refermait presque toute la basse Franche-Comté ; le 20 février 1483, Coitier, introduit en grande cérémonie dans une des salles du Palais-Roy°l, vint faire l’hommage accoutumé, par lequel il devenait seigneur de sa ville natale (*). |
Dans ce même mois de février 1483, Louis XI, pour
(*) Dans cette distribution de biens, les parents de Coitier eurent leur part. Un de ses neveux, Pierre de Ver:zé obtint l'évêché d'Amiens.
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couronner ses colossales libéralités envers son médecin, lui lit encore don des Chât:llenies de B'azay et Saint-Jean-de- Losne, pour le :écompenser de ses « grands, louables et recommandables services, et pour la guérison de la très grande maladie dont il a été attzint », guérison que le médecin n'avait pu obtenir qu'en déployant « une grande diligence et sollicitude. »
Une fortune si rapidement acquise suscita à Coitier quelques ennemis et aurait pu lui en faire d: beaucoup plus nombreux, si, assez astucieux, il n'eut songé à parer l'orage. Après avoir obtenu une plac: qu'il convoitait, il avait toujours souci de demander pour ceux qu'il remplaçait quelques compensations et de leur faire accorder des fonctigns inférieures à celles qu'ils avaient occupés. Le dépouillement des victimes était mis sur le compte du roi et la bienveillance
dont ils redevenaient l'objet, était l'œuvre du médecin.