‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 112 sur 327 · A PARTIR DE · texte numérisé non relu

A PARTIR DE

•i gneurs, gentilshommes et gens d'église, que, plusieurs « villes et pays qui, longtemps auparavant, avoient esté « comme non habitez, furent remis sus et repeuplez assez « abondamment; et nonobstant qu'iceux eussent grande a peine et endurassent graad travail en ce faisant si se « tenoient-ils pour bien heureux, quand Dieu leur faisoit « cette grâce qu'ils demeuroient paisibles en leurs lieux, « ce qu'ils n'avoient pu faire la plus grande partie de leur « vie1, n

D'autres historiens apprécièrent de la môme manière les réformes militaires de Charles VII. L'un d'eux, narrateur impartial, sans contredit, à cause de son attachement pour !a maison de Bourgogne, raconte que le roi de France « fit « cesser les tyrannies et exactions des gens d'armes aussi a admirablemeut que par miracle ; qu'il fit d'une iufi- « nitô de meurtriers et larrons, sur le tour d'une main,

1 Mathieu de Coucy, Histoire de Chartes VII, dans Godefroy, p. S46. — Un poète da temps a célébré, à sa manière, la révolution opérée par Charles VU dans l'organisation de l'armée. Il est utile de consulter, sur les effets produits par ces réformes, ceux qui les avaient vues s accomplir, ou qui, venus immédiatement après, avaient pu en apprécier les bienfait*.

« L'an mil quatre cent trente-neuf, Le feu roi si Gst les gens d'armes Vestir et abiller de neuf, f or lors estoient en porres termes.

• Les ungs avoient babitz uses Allant par pièces et lambeaulx; Et les autres tous dessirez Aîans bon besoin g de nouveault.

• Si le» monta et artilla Le feu roi selon son désir, Et grandement les rabilla, Car en cela prenoit plaisir. •

(Martial d'Auvergne, les Vigilles de Charles VU, année 1439.)

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