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Ainsi comme un poulet, Je ne me laisserai mourir de la pépie, Quant en devrai avoir la face cramoisie Et le nez violet.
« Le cliquetis que j'ame est celui des bouteilles 1 Les pippes, les bercaux pleins de liqueurs vermeilles, Ce sont mes gros canons qui battent sans faillir, La soif, qui est le fort que je veuil assaillir.
« Je trouve, quant à moy, que les gens sont bien bestes, Qui ne se font plus tost au vin rompre les testes Qu'aux coups de coutelas, en cherchant du renom. Que leur chault, estant mort, que l'on en parlo on non?
« Il vaut bien mieux cacher son nez dans un grant verre,
Il est mieux assuré qu'en ung casque de guerre ;
Pour cornette ou guidon suivre plustot on doibt
Les branches d'hierre ou d'if qui montrent où Ton boit ». »
La première moitié du quinzième siècle vit fleurir Charles d'Orléans, qui mérita de compter au nombre des poètes les plus renommés. Il éclipsa Christine de Pisan et Alain Chartier. Ses poésies ne brillent ni par la vigueur de la pensée, ni par l'éclat de la forme, mais elles ont une grâce maniérée qui ne manque pas de charme. Les rondeaux suivants, choisis parmi les meilleurs dans le grand nombre de ceux qu'il a composés, donnent une juste idée de cette poésie de cour, dont le défaut principal consiste dans l'absence d'originalité et d'inspiration.
■x Tiegne soy d'amer qui pourra, Plus ne m'en pourroye tenir;
1 M. Genuei, \oc. cit., p. !);*.