RONDEAUX
Amoureux me faut devenir,
Je ne scay qu'il m'en adviendra.
Combien que j'ay oy de piéça
Qu'en amours faut maints maulx souffrir,
Tiegne soy damer qui pourra,
Plu3 ne m'en pourroyo lenir.
« Mon cœur devant hier accointa Beauté qui tant la scet chérir Que d'elle ne veut départir.
C'est fait, ii est sien et sera.
Tiegne soy d'amer qui pourra. Plus ne m'en pourroyc tenir.
'« Allez- vous en, allez, allez, Soussy et mérancolie; Me cuidez-vous toute la vie Gouverner comme fait avez?
Je vous promets que non ferez ; Raison aura sur vous maistrie .
Allez-vous en, allez, allez....
o Les fourriers d'Esté sont venus Pour appareiller son logis El ont fait tendre ses tapis De (leurs et verdure tissus.
* En entendant tapis velus De vert herbe par le pâte, Les fourriers d'Esté sont venus Pour appareiller «on logis.
« Cueurs d'ennuis pie\-a moi fondus, Dieu mercy, sont sains et jolis.
Allez-vous en, prenez pals, Yver, vous ne domourrez plus ; Les fourriers d'Esté sont venus.