EPITAPHES LATINES
mal avec la vérité. L'une de ces épitaphes, qui ne comptait pas moins de vingt -deux vers, commençait ainsi :
« Hic jacet in tumba mitis simplexque Columba, « Candidior cignis, flamma rubicundior ignis
La seconde épitapbe, composée de vingt vers, renfermait, entre autres louanges, celles qu'on va lire :
« Occubuere simul semus, specics et hotiesttis,
« Dum décor Agnefis occubuisse datur. « Salas virtutes, ineritum, famamque relinquens,
« Corpus cum specie mors miseranda rapit 1 . »
Le corps d'Agnès Sorel fut transporté à Loches, où le chapitre de l'église collégiale qu'elle avait comblée de dons lui éleva un magnifique mausolée-. Quand, dix mois après,
» Documents historiques inédits, publiés par M. Champollion-Kigeac, t. I, p. 420 et suiv. — La Tliomassière avait reproduit, dan» son Histoire du BeTtj, p. 91 , les deux épi taphes latines qui ont été transmise» à M. Champollion-Figeac comme inédites.
* Ce mausolée ayant été détruit pendant la révolution, le général Pomniercul, préfet d'Indre-et-Loire eu 180(5, en ordonna la restauration par un arrêté, réglant les nouvelles inscriptions à substituer aux anciennes, qui parurent sans doute trop gothiques. Une des nouvelles inscriptions était ainsi conçue : u Des hommes sensibles recueillirent les restes d'Agnès Sorel, et le général de Pommereul, préfet d'Indre-et-Loire, releva le mausolée de la seule maîtresse de nos rois qui ait bien mérité de la patrie, en mettant pour prix à ses faveurs l'expulsion des Anglais hors de la France. » On grava en outre ces mots dans le tympan du fronton de la porte d'entrée du mausolée :
•. Je suis Agnès; vite France el l'Amour! »
Delorl, qui cite ces inscriptions dans *o:i Essai critique sur l'histoire dt: Charles Vil, d'Aqnt** Sorel et de Jeannr d'Art:, a-l-il lort de le? qualifier d'inconvenantes et de maniais notlii