USURPATION DE MONSEIGNEUR DE BOURBON SUE LA SUZERAINETÉ DU ROI
Du dimenche huitième jour de juing 1455. — J'ai esté devers monseigneur le duc de Bourbon , qui estoit ou villaiges de Cheveignes, à trois lieues près de cestc ville de Molius, et y vindrent avec moy, maistre Pierre Beulle, Chancellier, Cadier et Cordier;
1 Folios 345 et suiv. — Cet extrait se trouve également dans la collection manuscrite de Dupuy, vol. G90. Je le crois d'ailleurs Inédit, comme les précédents et le suivant.
PIÈCE N° i. 369
je luy exposé la cause de ma venue, tant devers luy que en la dite ville de Molins. C'est assavoir que pour ce que les terres de la Brivière l'Àubépin, Saint-Gérant de Vaulx et de Roannois, qui avoient appartenu à Jacques Cuer, par commission du Roy, adressant à feu messire Pierre de Cuillières, en son vivant conseiller du Roy en la court de Parlement, avoient esté, dès l'an mil CCCC cinquante deux, au mois d'aoust, prinses et mises réaument et de fait par le dit de Cuillières en la main du Roy : et au gouvernememeut et recepte d'icelles avoit le dit maistre Michel Cordier esté commis par le dit feu de Cuillières qui luy en avoit baillié sa commission. Lequel maistre Michiel en avoit prins la charge, et avoit promis et juré de bien et loyaument régir et administrer les dites terres et d'en rendre bon et loyal compte et reliqua aux commissaires du Roy, touteflbis que requis en seroit; laquelle main mise et commission baillée au dit maistre Michiel fut dès lors notifiée au dit monseigneur de Bourbon qui en fut content et dist et respondit au dit de Cuillières qu'il escriproit et manderoit aux officiers des dites terres et des chasteaux et places d'icelles qu'ilz obéissent entièrement au dit maistre Michiel; et que depuis lors je avoie plusieurs foiz escript et mandé au dit maistre Michiel qu'il vinsist vers moy garny de ses comptes de sa dite commission et administration, et des receptes et despences des dites terres pour iceulx rendre et affiner par devant moy : lequel maistre Michiel m'avoit escript et fait responce en soy excusant de non venir devers moy, disant que mon dit seigneur de Bourbon l'avoit contrainct de vuider ses mains de tout ce qu'il avoit receu des dites terres à Jehan Cirot, trésorier général de mon dit seigneur et autres ses officiers, dont mon dit seigneur avoit baillé lectre au dit maistre Michiel promectant l'en garantir et défendre envers tous et contre tous, et avoit mon dit seigneur fait contraindre messire André et Pierre Morel, commissaires de par le Roy, au gouvernement et recepte des terres et revenus de Roanne, Saint-Aon, Boisy et la Mothe, à en rendre compte en sa Chambre des comptes, et à vuider leurs mains du reliqua. El lequel reliqua il fist rerevoir par le dit Cirot, et aussi
avoit fait peschier les estangs des dites terres, et fait recevoir partie des revenus parGeffroy le Mercier, son secrétaire, et Anthomer de la Court, son huissier d'armes, non obstant que plusieurs foiz eusse escript à mon dit seigneur que les dites choses esloient en la main du Roy et qu'il ne povoit ne devoit faire lever les fruietz et revenus, ne contraindre les commissaires à en rendre compte, ne à vuider leurs mains du reliqua.ct que c'estoit grant entreprinse contre le Roy et son auctorité, en luy requérant par mes dites lettres qu'il voulsist cesser des dites contra inctes et manières de faire dont riens n'avoit esté fait, et que, à cestc cause, le Roy, averty de ces choses dont il n'estoit pas contant, voulant garder les droit et autorité de sa souveraineté et de sa main mise, et faire reparer et réintégrer et raectre au premier estât sa dite mise et pugnir les infracteurs dicelle selon l'exigence des cas, m'avoit envoié et adressé les lettres patentes desquelles la teneur s'ensuit :
Charles, par la grâce de Dieu, etc., etc.
Et récitay à mon dit seigneur de Bourbon le contenu des dites lettres en luy remoustrant au mienlx que je seu l'auctorité du Roy, l'entreprinse et offense que c'estoit d'enfraindre sa main mise mesmement par mon dit seigneur de Bourbon, qui estoit son parent et son vassal et subgect de si grans terres et seigneuries comme sout les duebiez de Bourbonnois et d'Auvergne et autres terres qu'il tient en hommage du Roy, et le dangier où il s'estoit mis comme de forfaire ses terres envers le Roy, en luy requérant me faire donner plaine et entière obéissance pour mectre les dites lettres royaulx à exécution. A quoy mon dit seigneur de Bourbon me respondit qu'il estoit bien joyeulx de ma venue, et qu'il vouldroit obéir au Roy et à ses mandemens de tout son pouvoir, ainsi que tenu y est. Et au regard de l'infraction de la dite main mise du Roy dont luy avoye parlé et dont ès dites lettres royaulx est faite mencion, me dist qu'il confessoit bien estre vray que depuis que la dite main du Roy fut mise par messire Pierre de Cuillières ès dictes terres de Saint- Gérant, la Mothe, Saint-Aon, Boisy et autres terres, il avoit fait
prendre et lever les fruictz et revenues des dites terres, et avoit esté tout ce qui en avoit esté prins, receu et levé par ses gens, converty et emploié eu sa despence et autres affaires, pensant ne mesprendre en riens pour ce que icelles terres sont tenues de luy en foy et hommage, lesquelx foy et hommage, et autres droits et devoirs ne luy avoient point esté fais. Et à ceste cause, paravant la prinse du dit Cuer, et depuis au paravant la dite main mise du Roy faicte par le dit de Tuillières, mon dit seigneur avoit fait mectre et aposer sa main en et sur les dites terres. Et luy sembloit que la dite main du Roy ne désapointoit point la sienne. Et d'autre part, après la dite main du Roy mise et apposée es dites terres par le dit de Tuillières, il avoit envoyé son Chancelier par devers le Roy pour obtenir provision pour joir des fruictz des dites terres et de ses droits féodaux et seigneuriaux soubz la dite main du Roy, laquelle il ne peut lors obtenir obstant les autres grans occupations du Roy, et encore depuis nagaires a envoyé son dit Chancellier par devers le Roy et a requis la dite provision; mais on luy a respondu que jusques à ce que je soye par devers le Roy et que je l'aye averty de ceste matière, il ne baillera sur ce aucune provision. Et me dist mon dit seigneur de Bourbon, qu'il congnoissoit bien à présent qu'il avoit failli d'avoir prins et levé les dits fruictz et revenues des dites terres sur la dite main du Roy, et confessoit bien qu'il ne lui appartenoit pas de ainsi le faire, et jamais ne l'eust fait s'il eust esté averty du droit et auctorité du Roy, tel que remonstré lui avoye, et n'avoit pas entencion de y faire ne mectre pour le temps avenir aucun empeschement ne en lever aucune chose, mais en lesseroit joir le Roy et ses commissaires, et en faire tout à son bon plaisir; et avoit entencion d'envoyer devers le Roy pour luy remonstrer ses excusations et luy supplier qu'il luy pleust de sa grâce recevoir ses dites excusations, et luy pardonner la faulte, en moy priant que je vueille remonstrer au Roy sa dicte excusation et avoir son fait pour recommandé. Et au regard de l'exécution des dites lettres royaulx dessus incorporées, me dist qu'il vouloit que je feusse entièrement obéy et que le dit Gordier, com-
missaire, me rendist ses comptes, et que je eusse entière congnoissance de toutes les receptes des dites terres ; mais il me pria que je procédasse tout le plus doulcementque je pourroye, et quoy que soit [différasse] de contraindre son trésorier et autres qui avoient receu les deniers et autres revenues d'icelles terres à les restituer, et de procéder plus avant à l'exécution des dites lettres, jusques à ce que je eusse parlé au Roy. Et que si le plaisir do Roy n'estoit de luy donner provision que les dits deniers et autres revenues des dites terres receuz par son dit trésorier et autres ses ofûciers luy demourassent et de joir pour le temps avenir soubz la dite main du Roy de ses droix seigneuriaulx, il fera tout rendre et restituer et délivrer à ceulx qu'il plaira au Roy ordonner.
À quoy je rcspondi à mon dit seigneur de Bourbon que [an regard de) l'infraction de la dite main mise du Roy, il ne povoit alléguer excusation valable , car les droiz et auctorité du Roy sont si notoires de non povoir enfraindre sa main ne exploicter sur icelle sans son congié et licence que nul ne puet ne doit prétendre cause de ynorance, et mesmement au regard de la main mise du Roy faite et apposée ès dites terres ny peut mon dit seigneur fonder excusation ; car quant le dit de Tuillières fist la dite main mise y il la notifia à mon dit seigneur qui dist qu'il n'empesche* roit en riens les dits commissaires, mais les lesseroit entièrement joir. Et depuis luy avoie escript par plusieurs fois en luy remoustrant qu'il ne povoit ne devoit prendre ne lever les dits fruictx et revenues soubz la dite main du Roy, et que, en ce faisant, il offensoit et mespraudroit grandement sur et contre l'autorité du Roy. Et d'autre part, la poursuite qu'il avoit faicte pour avoir provision du Roy de joir de ses droix féodaulx soubx la dicte main du Roy, remonstroit bien qu'il congnoissoit et entendoit bien qu'il ne luy appartenoit, et ne luy estoit loisible ne permis de prandre ne lever les dits fruicta et revenues sans la licence et provision du Roy, et qu'il povoit congnoistre par luy mesme en les prenant et levant et contraignant les commissaires du Roy à en rendre compte en sa Chambre des comptes, et vuider leurs mains du
reliqua, qu'il faisoit mal. Car s'il avoit mis et apposé sa main en et sur aucune terre tenue de lui, il neseroit pas content, si sou vassal et subgect en enfreignant sa dite main prenoit et levoit les fruicta et revenues de la dite terre, ainsi par luy saisie et mise en sa main, et donc par plus forte raison devoit il congnoistre et entendre que c'estoit grant offense et entreprise sur et contre l'auctorité du Roy qui est son souverain seigneur et qui use et doit user de trop plus grant auctorité que nul autre, de ainsi enfraindre sa main mise. Et au regard de la requeste qu'il m'avoit faicte de différer de contraindre son trésorier et autres qui avoient receu les deniers et autres revenues des dites terres à eu vuider leurs mains, luy dis que je ne pourroye ne oseroye différer la dite contrainte, veu le mandement que le Roy m'avoit envoié, et ce qu'il m'avoit escript et mandé touchant ceste matière, et que je ne faisoye point de doubte que le Roy ne seroit pas content si sa main mise u'estoit entièrement réparée et réintégrée, et que mou dit seigneur ne povoitmieulx faire que de me faire entièrement obéir tciement qoe je eusse occasion d'en faire bon rapport au Roy; lequel monseigneur de Bourbon me dist que voirement il congnoissoit bien qu'il avoit failly et mespris envers le Roy, mais il avoit bien espérance que le Roy, bien averti de ses excusations, lui pardonnèrent la dite faulte. Et si je ne vouloye différer, que je procédasse de par Dieu en mon exécution, et qu'il me feroit entièrement obéir. Et ainsi le commanda et ordonna à son chancelier en ma présence, aussi commanda et ordonna au dit maistre Michiel Gordier qu'il me baillast et rendist entièrement ses comptes. Et & tant prins congié et me départy de mon dit seigneur de Bourbon, et m'en retourné au giste à Molins.
Extrait IV ».
NOUVEL INTERROGATOIRE RELATIF AUX HAftAPS QUI AVAIENT DISPARU.
Du lundi derrenier jour du mois de janvier 1456. — J'ai parlé à monseigneur l'arcevesque de Bourges touchant les six hanaps
• Folio 490.
d'argent par nioy demandez à messire Alexandre Chambellan, prestre, et Michau Faure, serviteurs du dit arcevesque, lequel messire Alexandre depposa piéca par sa première depposition qu'il avoit baillé les dits hanaps au dit arcevesque son maistre, et le dit Faure a dit et depposé que les dite hanaps furent envoyez et baillez à la feue femme de Jacques Guer. Lequel arcevesque j'ay interrogué sur ce, et après le serement par luy fait de me dire et déclairer la vérité de ce qu'il en scet, a dit et depposé qu'il est bien recors que le dit messire Alexandre ou le dit Michau ausquelx il avoit baillé en garde les dits hanaps, les luy rendirent et rebaillôrent depuis et pesoient environ vingt-quatre marcs d'argent, lesquels six hanaps le dit qui parle bailla depuis à la dicte feue sa mère, et dit que depuis, pour ce qu'il estoit venu de par deçà ung ambaxadeur de par notre Saint-Père le pape pour pourchasser la délivrance du dit feu Jacques Cuer, son père, la dite feue et le dit qui parle, délibérèrent de donner au dit ambaxadeur les diz VI hanaps, et de fait les luy donnèrent et livrèrent ; et a dit et affermé en sa conscience et sur ses saintes ordres que les dits hanaps ont esté baillez au dit ambaxadeur et non ailleurs. Sur quoy, je luy ay dit et remonstré qu'il faisoit mal de bailler les dits hanaps au dit ambaxadeur, veu qu'il savoit bien que toute la vesselle d'argent du dit Cuer, son père, et mesmement les dits hanaps avoient esté mis en la main du Roy par sir Pierre Bérart et baillez en garde à la dite feue sa mère, lequel depposant m'a dit et respondu que la dite feue et luy n'avoient autre chose que donner au dit ambaxadeur, ilz lui donnèrent les dits hanaps ; et s'en rapporte à la bonne grâce du Roy.
Item, pour ce que j'ay sceu que le dit arcevesque avoit en sa garde et possession certains tableaux pains, qui avoient esté faiz pour l'estorement de la chapelle du grant hostel du dit Cuer, j'ay interrogué le dit arcevesque s'il a les dits tableaux; lequel m'a dit et respondu que oy, maiz il a dit que les dits tableaux furent faiz pour mectre en la chapelle que le dit Cuer faisoit Caire et édifûer en la grant église cathédralie de ceste ville de
PIÈCE N° i.
Bourges, laquelle le dit arcevcsque fait achever, et dit que [si] c'est le plaisir du Roy qu'ilz soient et demeurent pour la dite chapelle, qu'il les y fera niectre, et si c'est le plaisir du Roy qu'ilz soient mis ailleurs, il les baillera à qui il plaira au Roy commander et ordonner, desquelz hanaps et tableaux je parleré au Roy pour en faire et ordonner à son bon plaisir...
(uriom.)
INVENTAIRE DES PAPIERS DE JACQCES COECR K
Par vertu desquelles lettres et du povoir donné et commis par icelles le dit Jehan Briconnet a découvert les biens et choses cy-après déclarez :
Une obligation signée comme il apparoit de monseigneur Loys deBeauveau, scneschal d'Anjou, et scellée du scel de ses armes, donnée en datte le XV* jour de juillet et par laquelle il confesse debvoir à Guillaume de Varye pour satin cramoisy fignet à luy vendu la somme de deux cens vins ducats.
— Une autre feuille de papier, laquelle n'est point signée, commancant en ecripture : Lettre et cedulles que je, Guillaume de Varye, ay bayllé à monsieur l'argentier, mon maistre à Bourges, ou moys de mars 1445; et primo une cédulle de maître Jehan Jozian, pour prest à luy faict à Chaaslous, pour les affaires de monsieur le thrésorier de Saint Plaict, son maistre, ou moys d'aoust i 445, XLV escus; et la dernière article est, item une autre faisant mention pour Olivier de Plonc (?) de la somme de deux cens livres tournois.
— Une autre feuille de pappier par laquelle appert M. de Janly devoir à Guillaume de Varye, depuis le dernier compte faict le XXIe jour de novembre 1447, quatre vingts deux escus et quart, uue aulne de veloux plain violet et deux et un tiers satin fignet noir. Et n'est point le dit compte signé.
* Bibl. Imp., Msb. Portefeuille de Jacques Cœur. — C'est une pièce originale; elle est, par malheur, déchirée horizontalement vers le milieu de la page, et il n'en reste même que quelques feuilles. Elle devait former un cahier volumineux.
— Une cédulle en parchemin signée Xancoins donnée en datte le XXIIll» jour de janvier 1444, par laquelle appert le dit Xancoins avoir receu de maistre Etienne Petit, Thrésorier et receveur général des finances du Roy, nostre sire, au pals de Languedoc, la somme de IIe livres tournois donnée et ottroyée par nostre dit sire au dit Xancoins à prendre sur les deniers de l'ayde de VI" M livres tournois ottroyez au dit sire par le dit païs etainsy qu'il puet apparoir par le roolle des assignations faites par le dit sire pour le dit aide. En marge dessoubz la dite cédulle est écrit de la main de l'argentier, comme il semble : Nota que cette somme ne s'est point trouvée sur rolles et la doit le dit Xancoins, ainsy que je luy ay dit plusieurs fois.
— Unes lettres missibles en papier signées Jacques Cuer, par lesquelles il rescript à maître Hemart Noir, entre autres choses, que se messire Jehan le Dourcier a besoing de cent où six vingt ducatz qu'il les luy veuille bayller. Au dos de laquelle lettre appert que le dit Bourcier a receu par les mains dudit Hemart la somme de XL ducatz de chambre le XXX* jour de juillet 1449. Et à icelles lettres estoit attachée une autre quittance en pappier signée J. Fouquet par laquelle il confesse avoir receu du dit messire Jehan Le Bourcier, par les mains du dit Hemart Le Noir, la somme de XXX ducatz d'or de chambre pour l'expédition de certaines bulles; eticelle donnée le XXVH* jour d'aoust 1449.
— Une lettre obligatoire , passée à Tours, signée Picbot et scellée du scel du dit lieu comme il appert, donnée le 14* jour de février 1447, par laquelle apparoit que noble et puissant seigneur Jehan, seigneur de Bueil, est tenu envers Guillaume de Varye en la somme de VIIIe escuz d'or pour vente de certaines brigandines.
— Une autre obligation passée sous le dit scel de Tours le 19* jour de janvier 1450 et signée Briconnet, par laquelle Jehan Delalande, escuier, a confessé devoir au dit Guillaume de Varye la somme de XXXVI escuz d'or pour les causes contenues en icelle.
— Unes lettres passées sous le dit scel et signées de Anceaume le III» jour de février 1440, par lesquelles nobles hommes
Blancoux, seigneur de BeauYoir, et Loys de Bryon, seigneur de Comytor (?), confessent devoir chacun pour le tout à Guillaume de Varye la somme de XC1X escuz et demy pour les causes contenues en icelle.
— Une autre cédulle signée Despeaulx, donnée le X* jour de janvier MCCCCLII, par laquelle le dit Despeaulx confesse devoir à Jacques Guer la somme de LXII escuz d'or, pour les causes contenues en icelle.
— Une autre cédulle du dit Spaulx, signée de luy, comme il apparoit, donnée le XX* jour de février 1443, par laquelle il confesse devoir au dit Jacques Guer la somme de XXXVII escuz d'or.
— Une autre cédulle signée de Tangui de Tespedon , par laquelle il confesse devoir à Guillaume de Varye XXIX escuz d'or.
— Une autre cédulle de Parceval Pelourde, signée de sou seing, donnée le XVII* jour de septembre MCGGGXLV par laquelle il confesse devoir à Guillaume de Varye V escuz d'or.
— Une autre cédulle du XXIX* jour de septembre 1446, Adam de La Runc... confesse devoir à Guillaume de Varye IX escus d'or.
— Une autre cédulle du premier jour d'avril MCCCCXLV, par laquelle Étienne Pelourde doit à Guillaume de Varye V escus d'or.
— Une autre cédulle du XVI* jour de may MCCCCXLVI, par laquelle Michiel de Beauvillier, seigneur de la Ferté, doit à Guillaume de Varye XXXIII escuz et demy d'or.
— Une autre cédulle du XIU* jour de décembre 1446, par laquelle Raolin Regnault doit à Guillaume de Varye, en deux parties, LVI escuz et demy.
— Une autre cédulle en parchemin du IX* jour de janvier 1446, par laquelle Regnault Du Dresnay, bailly de Sens, doit au dit Jacques Guer la somme de GGLIX livres, XII sols, VI deniers pour les causes dessus contenues.
— Une autre cédulle du 1 9e jour de may 1 446 , par la-
quelle Aroaury de Fontenay doit au dit de Varye la somme de XXXVI escuz d'or.
— Une autre eédulle en parchemin donnée le XXIII9 jour de septembre 1447, par laquelle Jehan, seigneur de Bueil, confesse devoir au dit Guillaume de Varye de (38 1 ) XIX» 4 escus d'or.
— Une autre eédulle en papier du XXVe jour d'avril 1448, par laquelle Fouquet Guidar, maistre d'ostel du Roy, doit au dit Guillaume de Varye la somme de XXXI escuz et demy.
— Une autre eédulle du XXIIIe jour d'aoust 1447, signée Chauslon, par laquelle il doit au dit Guillaume de Varye XXX escuz.
— Une autre eédulle du XIII» jour de janvier 1445, par laquelle Jean Garingié dit Bouciquault doit à l'argentier en deux parties CCXLVIll escuz et demy.
— Une autre eédulle du XVI* jour de juillet 1445, par laquelle Jehan de Bancœ , escuier, doit au dit Jacques Cuer la somme de XI escuz.
— Une autre eédulle du XXIe jour de novembre 1447, par laquelle Jehan de Anget (Hangest), seigneur de Janlie, doit à Guillaume de Varye la somme de MI» escuz et quart.
— Une autre eédulle donnée le jour de l'aparucion 1447, par laquelle Claude de Vandenay doit à Jacques Cuer la somme de XX escuz.
— Une autre eédulle du XXVIIIe jour de mars 1448 après Pasques, par laquelle Pierre Bérart confesse avoir eu de Guillaume de Varye la somme de quatre cents escuz sur la perle qui est à la Royne; laquelle le dit Bérart avoit engagée; icelle somme promet rendre en recevant la dite perle.
— Une autre eédulle donnée le II* jour de février 1448, signée P. Brézé, par laquelle il confesse avoir receu de Guillaume de Varye la somme de dix mil escuz que le dit de Varye avoit receue pour luy du trésorier de Bretaigne.
— Une autre eédulle en parchemin donnée le XVIe jour de mai 1449, par laquelle Odet Dasce confesse avoir receu de Guillaume de Varye XL escuz au dit, c'est assavoir, XX dès le voyage que le Roy fist devant pour le siège du Mans et XX qu'il m'a
fait délivrer de présent; desquels XL le Roy, nostre dit sire, luy en a paié XX, ainsi qu'il appert par la dite cédulle; et les autres XX restent à paier de la part du dit Dasce ou par le receveur ou commis au paiement des gens d'armes de la charge du dit Dasce, qui est la somme de (200) IIe escuz d'or.
— Une autre cédulle donnée le XXUII* jour après Pasques 1449, par laquelle Emery Baudet doit à Guillaume de Varye la somme de XXXVI escuz d'or.
— Une autre cédulle donnée le dernier jour de mai 1449, par laquelle Jehan de Lorrenne doit à Guillaume de Varye la somme de XXXVI escuz.
— Une autre cédulle donnée le XIIIe jour d'avril 1449 après Pasques, signée l'Admirai, par laquelle ledit Admirai escript audit de Varye lui délivrer certains harnois qui valent en somme , selon le contenu de la dite cédulle, VIII" (160) escuz d'or.
— Une autre cédulle missive signée Chabanncs, par laquelle est mandé à Guillaume de Varye de bailler à Thomas unes brigandines de veloux sur veloux ou satin fîgnet cramoisy dont est promis tenir compte, comme il appert par ladite cédulle.
— Une cédulle missive signée de Fontenille, par laquelle il est dit : limite le contrôleur, je vous prie que me veuilles envoyer VII l aulnes de veloux noir et je les vous paieray.
—Une autre cédulle faite le X« jour de novembre MCCCGXLIX, par laquelle Gaspar Bureau confesse avoir receu dudit Guillaume de Varye la somme de G livres tournois comptaus , de laquelle il luy promet tenir compte.
— Une autre cédulle donnée le XIe jour de novembre 1449, par laquelle Jehan Gondung, serviteur de messire Adam de Cambray, premier président, confesse avoir reçeu de Jacques Guer la somme de X escuz pour prest à luy fait pour moudit sieur le président et ycelle promet faire acquiter audit sieur.
— Une cédulle de Gillet le Bovier, dit Berry, herault du Roy, de la somme de IX escuz.
— Une cédulle de Jehan de Verdun , dit Salins , hérault d'armes, de XVI escus.
— Une cédulle de David de Lindesay, de la somme de XL1II escus.
— Une cédulle de Raoulet Trabel , brodeur, de la somme de XUII escus.
— Une cédulle de Chardin Des Essarts , de la somme de XXI escus.
— Ung petit compte par lequel appert que maistre Biaise Gresle doit de reste la somme de XLVII escus.
— Un petit mémoire non daté de maistre Adam Holant, par lequel il escript à monseigneur l'esleu qu'il baille à son frère une aulne un tiers*bon damas et il luy paiera.
— Ung autre pacquet de plusieurs parties extraictes tant de la Royne, monseigneur le conte du Maine, monseigneur de Dunois, le maistre de l'artillerie, Joachim Rouault, archer, le seneschal de Guienne, de feu monseigneur l'admirai, maistre Jehan Bardelot, Claude de Chateauneuf.
— Une quittance de Nicolas Herman, marchant de jazerans et cranequins du pais d'Allmaigne, an dessus dit, de la somme de XXVII livres X sols pour ses gaiges.
— Ung brevet de Pitois Bandonnet, varlet de fourrure du Roi, par lequel il certiûe avoir reçu dudit de Varye XXX aulnes de cbanevay pour faire trois paillasses.
— Une autre par laquelle appert que messire de Flans de Retiraux, chevalier, capitaine de la terre de Sandomire *, et messire Bonorist, et Zegota de Ricier, aussi chevaliers, ont reçu de Guillaume de Varye dix aulnes de veloux sur veloux cramoisy et XII aulnes veloux plaint vert.
— Uue autre de Madame Aragonde de Frauce, de MI" livres parisis à icelle paiées par ledit Jacques Cuer, pour avoir une robe. Fait le 1440.
— Une autre de messire Hugues de Villefranche , chevalier,
1 Sandomir, ville de la Pologne méridionale. Les deux noms qui suivent donnent lieu de croire qu'il s'agissait de personnes étrangères.
audit de Varye, de XII aulnes de veloux plain noir que le Roy lui a donné.
— Une autre de Guillaume Gouppil, escuier, audit de Varye, d'un harnois complet à armes que le Roy lai a donné.
— Une autre de roessire Guillaume de Menypeny audit de Varye, de la somme de IIe LXXV livres à iuy données par le Roy.
— Une autre de Hugues Tanedy, de dix aulnes de Teloux , XII cent fiu gris à couturer, et ung cent fin gris à luy donné par le Roy.
— Une autre de Jehan Debroc, escuier, d'un harnois complet à luy donné par le Roy.
— Une autre de Denis de Lamleday, escuier, en pals d*Escoce, lequel confesse avoir eu de Soton unes brigandines couvertes de veloux, à luy données par le Roy...
( IHID1TB.)