‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 61 sur 327 · BLASPHÉMATEURS ET SORCIERS · texte numérisé non relu

BLASPHÉMATEURS ET SORCIERS

grandes opérations militaires du règne de Charles VII furent dirigées par le counétahlc, dont l'heureuse influence se manifesta également dans la rédaction des célèbres ordonnances qui organisèrent les armées permanentes. On a pu juger de son caractère et des mœurs du siècle par la double exécution de Giac et de Lecamus de Beaulieu. D'après un auteur contemporain, il n'y avait pas, de son vivant, un meilleur catholique. Non-seulement il n'avait jamais blasphémé, mais s'il entendait un blasphème et que le coupable fût sous ses ordres, il le punissait rigoureusement. On ne sera pas surpris qu'avec ces dispositions, le connétable professât une profonde aversion pour les hérésies et pour les sorciers et sorcières. « Bien y parut, ajoute son panégy- « riste, car il en fist plus brusler en France, en Poictou et « en Bretagne, qu'aucun autre de son temps. » Né en 1393, U était attaché à Charles VII depuis 1424, époque où celui-ci

a de laquelle il a esté de vous bien content, et, à ce que me peut

• sembler, le fait de beau cousin vostre fllz en pourra mleuk valoir; « meamement que pour tousjoura mieux le entretenir en bons termes, « U semble et aussi je levons conseille & venir de vers lui en la ville « de Bar, où, à l'aide de voz amis, vous pourrés bien besogner. Au t surplus, j'ay tant fait que jusques à ce que ledit beau cousin vostre

• (ils soit venu pardevers tnondit Seigneur, vous prandrés et ferez

• lever par voi mains cependant la revenue de la terre et comté sur la- « quelle vous ferez ordonnance de vivre à mes gens que mondlt Sei-

• gneur y commect pour la garde, lesqnclz Je vous prie tousjours avoir « pour bien recommandez et croire féablemenl mondlt conseiller de t tout ce qu'il tous dira de ma part. Et se chose voulez que je puisse,

• la me faites savoir et Je la feray d'un si bon cuer, très-chere et amée

• cousine. Dieu vous ait en sa sainte garde cependant. A Saint Myel,

• le Mil* Jour de mars. Le comte de Richemont, seigneur de Parte- « nay, eonnestable de France, Arîcr. — Contre-signe* : lienhclot. »

(La signature seule est de Richemont. Le texte de la lettre paraît *tre de l'écriture de Berthelot. — Cette pièce faisait partie de la riche collection d'autographes du baron deîrémont.)

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