‹ Jacques de TourreilChapitre 128 sur 153 · IbicL, p. 424 et · texte numérisé non relu

IbicL, p. 424 et

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prochement heureux, à d'autres toutes semblables extraites d'auteurs connus, et de celles où il relève des passages manifestement imités ou traduits par un orateur romain, notamment par Gicéron : qu'on se reporte par exemple à la page 388 du tome II, où Tourreil nous montre avec raison que la comparaison de la République avec un vaisseau est familière aux orateurs et aux poètes.

11 n'apparaît guère jusqu'ici que Tourreil ait fait de son érudition un meilleur usage que les autres traducteurs et commentateurs. Mais parmi ces nombreuses remarques dues aune patiente et infatigable compilation, il s'en trouve qui nous arrêtent et nous frappent ; car elles révèlent chez ce traducteur une connaissance du grec et un esprit critique qu'on n'est pas accoutumé de rencontrer chez les meilleurs de ses contemporains. Jamais Massieu n'a été mieux avisé qu'en disant : « On ose assurer que les savants eux-mêmes trouveront dans les Rcmar(jues de M. de Tourreil de quoi faire leur profit, et qu'ils y verront un grand nombre d'explications nouvelles, de restitutions de textes, de conciliations de passages et d'autres découvertes de cette nature '. » A coup sûr il ne mesurait pas lui-même toute la portée de ses paroles. Mais nous, nous saurons apprécier à leur valeur les explications ou corrections très judicieuses que le traducteur donne sur le sens de certains termes ou passages faussement interprétés avant lui, et les leçons, parfois hardies, le plus souvent très justes, et presque toujours définitives, qu'il propose sur des formes ou des mots douteux ou corrompus.

Veut-on se faire une idée du soin scrupuleux que Tourreil prend à préciser et à corriger le sens d'un mot ou d'une expression ? Les deux notes relevées aux pages 426 et 269 du tome II méritent d'être citées :

1" « Apres la reddition et V apurement de ses comptes : ÈTTstcàv

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