‹ Jacques de TourreilChapitre 130 sur 153 · Ihid · texte numérisé non relu

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verte K.. », modestie qui l'honore et lui vaut notre confiance, car modestie ne dit pas faiblesse : c'est la vertu des forts. Et cela ne l'enipêche pas, quand il n'est pas convaincu par l'autorité d'un Wolf, d'un Van-Dale, d'un Lambin, d'un Harpocration, dont il consultait fréquemment le Lexique grec des mots employés par les dix grands orateurs de la Grèce, de se décider d'après son jugement et sa raison : car, dit-il quelque part en parlant des autres interprètes, « la raison toujours supérieure à l'autorité m'a fait rejeter leurs explications ' ». Cependant il ne s'opiniâtre point : « plus ami de la vérité que de la dispute, il ne tient à un sentiment, qu'autant qu'on ne lui en présente pas un plus raisonnable ^ ». Et Massieu cite fort à propos ces excellentes paroles du savant traducteur : (( J'expose mon avis, mais je ne prétends point asservir celui de personne. On m'obligerait même de m'indiquer quelque autre explication nouvelle, qui fût meilleure. Je ne manquerais pas d'en profiter. Car dans ces Remarques ']Q songe pour le moins autant à m'instruire, qu'à instruire les autres. Et j'avertis ici mon lecteur une fois pour toutes, qu'il doit supposer qu'à chaque note je lui dis :

...Si quid novisti rectius istis, Candidus imperti : si non, bis utere niecum.

(( Si vous savez quelque chose de mieux, communiquez-le moi de bonne amitié; sinon, contentez- vous de ceci avec moi '\ » 11 tient à sa liberté de jugement et il respecte celle d'autrui ; voilà qui est d'un sage et d'un esprit vraiment éclairé.

A la preuve que nous avons voulu faire de la solide érudition, de l'esprit de recherche et du vrai sens critique de

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