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TRADLCTELll DE DEMOSTHÈXE 237
Tourreil, un examen rapide de sa Préface historique nous servira de corollaire. Il convient d'y joindre quelques paei'es de la préface qui précède les deux harangues de la Coinrjnne, dans lesquelles le traducteur donne une connaissance générale de l'état où se trouvait Athènes lorsque ces discours furent prononcés.
Quand la Préface historique parut avec la seconde version des Philippiqiies^ elle trouva une approbation universelle. « Quelque longue qu'elle soit, tout le monde l'a trouvée courte ; et Ton convient que c'est un des plus beaux morceaux que nous ayons en notre langue. Outre qu'elle renferme une grande partie de l'histoire de l'ancienne Grèce, elle est partout écrite d'un style mâle, noble et soutenu. La seule chose qu'on y ait reprise, c'est ({ue le brillant paraît quelquefois y dominer ^ » De ce jugement de Massieu qui est sans valeur, nous ne retiendrons qu'une chose, c'est la très grande faveur qui accueillit cet écrit, et telle en vérité qu'on ne savait lequel on devait admirer le plus du traducteur ou de l'historien ; et depuis deux siècles on fait plus d'estime de cet essai d'histoire grecque de Tourreil que de ses traductions laborieusement étudiées et remaniées. Tous les écrivains et traducteurs qui ont touché à l'œuvre de Démosthène se sont accordés à reconnaître à cette Préface le plus grand mérite : on a décrié le traducteur, on a loué l'écrivain-historien, et, comme une marque du plus grand honneur qu'on pût lui rendre, les uns ont enchâssé dans leurs écrits des pages entières de son travail, d'autres ont jugé meilleur de la placer in extenso à la tête de leurs ouvrages. Dans son Histoire ancienne RoUin fait à Tourreil les plus larges emprunts : mieux encore, il adopte la même division de l'histoire grecque en quatre âges, il suit le même plan, il fournit les mêmes références '-. Toutes les notes historiques de Millot sont extraites