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4. Stiévenart. Œuvres complètes de Démosthène et d'Fschine Paris, Didot, lS'i2 . Préambule, p. iv.

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loi de l'unité et de l'harmonie dans la composition d'une oeuvre littéraire : il le pouvait à moins de frais. Cette préoccupation de l'écrivain de faire une belle oeuvre, en même temps qu'une œuvre instructive et utile, le sollicite encore, et bien à tort, à prodig-uer dans les portraits qu'il trace des grands hommes les nienus faits de leur biographie : il devait les laisser à l'histoire anecddtique d'un Plutarque ou d'un Elien. Enfin il manque souvent au principe de Fénelon qui veut qu'un historien (( retranche beaucoup dépithètes superflues et d'autres ornements du discours ^ «, car les vanités du style ne sont pas nécessaires à l'historien pour n'être point « un sec et triste faiseur d'annales - ». Mais on ne l'assimilera pas aux historiens de son' siècle^ qui ignorent trop souvent « ce (juon nomme il costume'-^ », par exemple à ce Scipion Dupleix, qui peint Clovis « se présentant au baptême, la démarche grave, le port majestueux, musqué, poudré, la perruque pendante, curieusement peignée, gautfrée, ondoyante, crespée et parfumée ^ ». 11 a trop longtemps vécu dans l'intimité de Démosthène pour ne pas voir et représenter les Athéniens sous les traits véritables de leur physionomie.

11 rompt encore, et davantage, avec les préjugés et les principes erronés de son siècle j quand il n'assigne pas à l'histoire une fin moralisatrice. L'histoire ancienne en particulier était traitée comme une dépendance de la morale ; c'est le principe de Rollin : « En formant l'homme instruit, ses leçons tendent surtout à former l'honnête homme et le bon citoyen. Tour à tour éclairant l'exemple par le précepte, autorisant le précepte par l'exemple, il appelle au secours de la morale l'expérience des siècles passés. Les fastes de l'antiquité sont pour lui un répertoire inépuisable de salutaires instructions : c'est avec le

1. Fénelon, Lettre ù l'Académie, VIII. Projet d'un traité sur Thistoire.

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