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de Scipion : < neque enim quisquam eleg-antiiis intervalla negotiorum otio dispunxit ». « Comme il était de ses voisins, il allait presque tous les soirs profiter de ses après-soupées. Il surmontait même pour lui la répugnance qu'il avait à sortir de Paris, et il l'accompag-nait à ses promenades du Mesnil montant ' ». Ce qui honore grandement Tourreil, c'est (jue la A'anité n'entrait pour rien dans le choix de ses amis : « Ce n'était point leur qualité, c'était leur érudition seule et leur caractère qui les distinguait dans son esprit, suivant un grand principe, qu'il avait encore établi dans sa Préface sur Démosthène, où, après avoir prouvé que cet orateur n'était pas le fils d'un forgeron crasseux et enfumé, comme Juvénal l'insinue, il ajoute : Je ne in attache pas à cette preuve par un ridicule entêtement pour mon auteur, moi qui ne lui demande cVautres titres de noblesse que ses ouvraqes, et qui cVailleurs ne connais de véritable roture que celle des actions ^. » Ce dernier trait n'est-il pas d'une belle âme? Ne vaut-il pas tout un éloge?
Si nous voulons encore rendre hommage à celles de ses vertus « qui étaient comme renfermées dans l'enceinte de sa maison )> \ laissons parler Massieu lui-même : " Il était extrêmement laborieux. Aussitôt après son réveil il se mettait au travail ; et il le continuait bien avant dans l'après-dînée, jusque vers les quatre ou cinq heures du soir. Le temps du repas n'en était pas exempt. 11 lui arrivait souvent de se lever de table, pour ouvrir un livre au sujet de quelque doute, ou pour jeter sur le papier des pensées qui lui venaient... Lors même qu'il sortait en ville, son application ne le quittait pas; il portait sur lui un crayon et des tablettes... ^ » A l'instar de Montaigne, qui, voluptueusement retiré dans la paix de sa gentilhommière, passait presque toutes ses journées dans sa librairie et entretenait un commerce assidu avec les auteurs de