‹ Jacques de TourreilChapitre 68 sur 153 · I. Tourreil (1721), t. I, p · texte numérisé non relu

I. Tourreil (1721), t. I, p

démontrer que cette Philippique ne fait pas double emploi avec le Discours sur la ChersonèseK

En résumé, Tourreil, le Tourreil de la dernière manière, a fait ce qu'aucun traducteur de son temps n'a eu l'idée de faire: il s'est intéressé à l'établissement de son texte, et il a visé à le remettre dans sa forme la plus exacte. Qu'il lui arrive en telle matière de commettre des erreurs, nous ne songeons pas à le nier ; mais navons-nous- pas le droit de dire que, par cette méthode toute nouvelle dans l'art d'étudier un texte, il a accompli un progrès considérable en fondant l'art de traduire sur la science de la critique ?

1. Tourreil 1721 . t. I. p. 405 :« On retrouvera clans cette harangrue beaucoup de choses qu'on a vues dans les précédentes. Mais comme elle roule sur le même sujet, épuisé déjà par huit discours, c'était pt)ur l'orateur une espèce de nécessité d'user rie redites. Et il semble qu'en pareil cas la répétition n'est point un défaut. De plus, c'était par cette harangue que Démosthène devait linir. On doit donc la regarder comme une récapitulation de toutes les autres ; et l'on pourrait clTectivement l'intituler, la Perora/sozirfes P/ii'h'pp/qrues. Notre orateur y rappelle la plupart des preuves qu'il a\ait déjà mises en œuvre. Mais en les rappelant, il leur donne une nouvelle force, soit par la manière dont il les range, soit par le grand nombre de traits qu'il y ajoute. »

Page 1