‹ Jacques de TourreilChapitre 7 sur 153 · Martial {Epiç/., lih. IX · texte numérisé non relu

Martial {Epiç/., lih. IX

Marcus, Palladio.' non inficianda Tolosu*

Gloria, quem genuit pacis amica quies.

G. DuHAi>. — Jacques de Tourreil. 2

de la Gaule, qui fut alors la terre classique de léloquence, cette cité glorieuse occupa le troisième rang" après Trêves et Arles. De l'Université de Toulouse, la plus ancienne après celle de Paris (elle remontait à 1229), sont sortis des hommes considérables, et là professèrent Jacques Fournier, Etienne d'Albert et Jacques d'Ense, qui ceignirent la tiare pontilicale sous les noms de Benoît XII, Innocent VI et Jean XXII. Au xvi^ siècle Toulouse eut jusqu'à 10.000 étudiants, venus de l'Espagne, de l'Allemagne, de ITtalie, de toutes les provinces de France, et son école de droit était très renommée ^. Entin cette ville compta au xvii'' siècle une suite de grands hommes : c'étaient Furgole et Jean Doujat, jurisconsultes, Jean de Catelan, Pierre de Fermât, un des plus illustres géomètres français, le père Maignan, François Bayle, un savant médecin. Campistron le poète dramatique, le poète comique Palaprat, Pader d'Assesan, autre poète dramatique, Nicolas de Péchantré, médecin et poète tragique, Simon de la Loubère, membre de l'Académie française et restaurateur des Jeux Floraux '. Jacques de Tourreil passa toute sa jeunesse dans l'atmosphère de cette ville fortunée, dont l'éloquence et la poésie furent une des gloires séculaires.

Mais ce qui est à retenir surtout, c'est qu'il fut l'élève des Jésuites, dont les collèges ont toujours été au xv!!*" siècle dans la plus grande faveur de la cour, de la province et de la ville. Or la caractéristique de leur enseignement a toujours été, comme on l'a dit souvent, de graver dans les intelligences confiées à leurs soins une manière de voir les choses et de les interpréter, une façon de penser et d'écrire qui distingue l'homme sorti de leurs mains. Il nous apparaîtra sans doute que Tourreil fut redevable en partie aux maîtres de sa jeunesse de cette connaissance de la langue grecque qui ne se perdit pas

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