‹ Jacques de TourreilChapitre 73 sur 153 · I. Tourreil flfi'JT. Pivface · texte numérisé non relu

I. Tourreil flfi'JT. Pivface

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ment soumis k son modèle : « ^'ous courez donc risque de refondre tout votre ouvrag-e, de vous défaire des licences d'un paraphrasle et de vous réduire à l'exactitude d'un traducteur ' . » Donc Tourreil ne dut pas se montrer rétif à la censure. Il venait de consacrer sa réputation d'orateur auprès des gens du monde et des partisans des ^lodernes ; ne lui était-il pas loisible désormais de satisfaire en quelque mesure ceux qui connaissaient le moins mal l'antiquité, et de chercher k mériter auprès d'eux le renom d'un véritable traducteur? Nous reconnaissons bien là 1 homme qui ne voulut jamais se compromettre ouvertement dans l'un des deux partis qui divisaient le monde des lettrés, mais qui, avec tous les préjugés de son temps, avait assez de sens pour ouvrir l'oreille aux avertissements de ceux qui vivaient comme lui dans le commerce des anciens, et qu'il consulta plus d'une fois, nous le verrons bientôt, pour ses nouvelles traductions des harangues de Démosthène. A-t-il bien compris la valeur des critiques qui lui furent adressées ? A-t-il pu, a-t-il voulu du premier coup s'y conformer ? Nous allons en juger.

Dans les dernières pages de la Préface historique dont il enrichit sa seconde édition, Tourreil, en présentant sa nouvelle traduction, s'exprime ainsi: « Je ne présume point assez de moi pour m'arroger le titre de bon interprète ; je prétends seulement avoir fait de mon mieux pour l'acquérir. J'ai mis et remis mon ouvrage sous la lime des meilleurs ouvriers, dont la critique sincère sur quelques endroits ma presque persuadé, qu'ils approuvaient sincèrement le reste "^. » On le voit, il sollicita les remontrances de la critique sur des points de détail, sur un tour, sur une expression, sur de menues

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