Du Mègc. ouvr. cité, tome IV, p
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en plus ; mais il avait deux régents de philosophie et deux régents de rhétorique, l'un pour Féloquence et l'histoire, l'autre pour le grec et la poésie '. Messieurs d'Anglure de Bourlemont, archevêque de Toulouse, et Claude Bazin, seigneur de BezonSj conseiller d'Etat et intendant de la province, dans le rapport qu'ils dressèrent en 1668, par ordre du roi, sur la situation des Facultés et des collèges de la ville de Toulouse, reconnurent que dans ce coUèg-e des Jésuites, comme ailleurs, tout n'allait pas pour le mieux et qu'on avait parfois le tort de confier des chaires à des maîtres trop jeunes et inférieurs à leur tâche « qui auraient eu autant besoin d'être enseignés que les écoliers eux-mêmes '-' ». 11 est à présumer (jue ces maîtres sans expérience n'étaient pas installés dans les chaires supérieures, et que si le collège des Jésuites de Toulouse n'eut pas toujours un Père Vanière comme régent de rhétoriqne, il devait pourtant réserver les hautes classes à une élite de professeurs. En 1668, d'après le rapport des commissaires enquêteurs, cet établissement arrivait au chitfre de 1200 élèves. Le 1 7 novembre 1764 le roi déclara que le collège des Jésuites, avec ses biens, était conservé sous le titre de Collège Royal et agrégé à l'Université. Du Mège dit qu'après la destruction de la Compagnie des Jésuites on regretta toujours ces religieux, et qu'on trouvait encore sur la fin de l'Empire des vieillards qui versaient des larmes en parlant de ces instituteurs de leur enfance •'.
Gomme tous les écoliers de son temps, Jacques de Tourreil, après avoir fait dans les trois premières classes un lent apprentissage de la grammaire, reçut, dans la classe d'Humanités et dans celle de Rhétorique, cette éducation oratoire qui était, selon les intentions du Ratio Studiorum, la charte pédagogique des Jésuites, le but essentiel des études secondaires. Il fut soumis comme les autres à cette prescription expresse