Ibid., V
7. Voir 1c poème intitulé La Tnùie, dans Les Plaisirs de la Vie rustique et soli^ taire^ pur Claude Binet, Paris, 1583. Cf. Loisel, op. cil,, p. 221.
dans sa minutieuse description : « Hi drio fltmoli (les deux bras supérieurs du Thérain) concurrunt alque confluunl, et aqua$ suas permiscentj abuvdantqne Iroctis et cancris*. »
Enfin, les villes : Beauvais et Clermont. Grévin vante leur situation, celle de Clermont surtout, car il ne dit qu'un mot de Beauvais, et cet éloge du Beauvaisis est en somme un éloge du pays clermontois. Mais, hélas! ici nous n'avons plus affaire aux divinités mythologiques ; nous trouvons les hommes, avec leurs passions, leurs rivalités mesquines (je perle, bien entendu, de Clermont au xvi' siècle), et tout le mal qu'ils se donnent pour éviter de passer en paix les quelques années qu'ils ont à vivre :
Fais beneit, et ville plus heureuse, Si dedans toy discorde malheureuse N'eust espandu la couppede Pandore'....
Cette conclusion attristée fait songer à la description antithétique que La Bruyère tracera de la petite ville', si séduisante lorsqu'on la voit de loin « comme peinte sur le penchant de la colline », si déplaisante quand on y pénètre, et qu'on fait connaissance avec les querelles, la méchanceté, la médisance, et, pour parler comme Grévin, la « rongeante jalouzie » de quelques-uns de ses habitants.
Au bas de Clermont jaillit une source qui verse à la rivière prochaine le tribut d'un clair ruisseau. Grévin a chanté la Fontaine du Pied-du-Mont. Dans cette pièce, qui figure parmi ses Odes, on doit voir un de ses premiers essais : il y fait allusion à un amour qui semble avoir précédé celui d'Olympe *. Il
1. Papire Masson, Deêcripiio fluminum Galliœ. Paris, 1618, p. 321. Cf. Loisu, op, cit., p. 24.