‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 120 sur 254 · Ronsard, éd. P. Bl., H · texte numérisé non relu

Ronsard, éd. P. Bl., H

3. I, 184, V. 5-10. Cf. Ronsard, éd. P. El., II, 208, v. 15-16.

4. Voir de beaux vers de Jodelle, éd. M.-L., II, 116, v. 25-27.

le séjour favori des neuf sœurs, et ils ne s'en approchaient pas sans un peu de cette émotion religieuse qui saisissait le poète ancien : puro de fonte $acerdoi *.

n. — Poésie de circonstance et de cour

Les Regretz de Charles d^Amtriche empereur , cinquiesme de ce nom *^ imprimés en tète de la Dé'scrî/^tton du Beavvoisis, fuirent composés ou du moins terminés après celle-ci. Le privilège pour l'impression des deux poèmes remonte à février 1557, mais les Regretz parlent de la prise de Calais (janvier 1558) ; Grévîn dut les achever à cette date, que porte du reste Tépitre dédicatoire. Il ne faut pas nous attendre à ce que le Charles-Quint de Grévin parle de l'empire et de la vanité du pouvoir souverain avec l'emphase brillante que l'auteur d'Hernani prêtera à don Carlos, ni à ce qu'il déplore les amertumes de son déclin avec la grâce un peu mignarde qu'Alfred de Musset, dans une pièce peu connue, attribuera à son Charles-QuirU au monastère de Saint-Just^. Du moins son monologue ne manque pas d'intérêt, sans mériter les éloges hyperboliques de l'ami inconnu qui s'écrie (dans une pièce latine signée L D. T.) :

Mediay Persit^ Arabty Hebrœi^ cedite Graii; Vincit Jacobus Graevinus eloquio.,..

Le discours de l'empereur est aussi un chant du cygne :

Sur le sablon, près la rive escumeiise, Le cigne blanc, prochain de mort hideuse, Sentant le traict dont sa vie est attainte»

Pour tout soûlas soupire une complaincte*.

i. Properce, III, i.Cf. Baïp, éd. M.-L., V, 161, v. 15-20.

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