Ovide, loc. cit., v
Talor fan sopra l'onde in su tal salto, Ch' a mirar giù par lor veder lo' nferno.
nulla poca speme e che conforte ; E sta présente inevitabil morte*.
Écoutons Grévin, et nous ne concevrons aucun doute sur l'origine de son inspiration :
Ores jusques au ciel saultoyent avec les vens,
Puis fondoyent en TEnfer : de Galerne et de Bize,
Et du vent pluvieux fut tellement esprise
La rage siffletante et le contraire effort,
Que rien n'apparoissoit que l'image de mort*.
De plus, Grévin ajoute cette circonstance du désaccord qui s'élève parmi les passagers sur le point de savoir s'il vaut mieux se diriger vers la côte ou vers la haute mer : trait emprunté au récit d'une autre tempête, décrite par rAriosle'. En somme, Grévin a composé cet endroit de son Proème avec deux passages du Roland furieux.
Clovis aurait bien désiré savoir ce qu'il advient du vaisseau et de Catherine. Mais le spectacle change, et le miroir lui présente la riante image du bonheur dont jouit la Toscane. Il voit naître Catherine « qui, du commencement, fut promise aux François ». Il voit Cosme l'Ancien et Laurent de Médicis, et ces La Tour d'Auvergne, comtes de Boulogne, auxquels la princesse italienne se rattache par sa mère. Enfin, il voit Catherine briller sur la France comme « le soleil de l'Europe ». Sa curiosité est satisfaite : le navire a touché heureusement au port.
Un proème, cela signifie une préface : proiwiium. Grévin pensait-il donc à donner un travail historique dont il ne publiait que le préambule? « Il promet par ce petit ouvrage, dit Colletet,