‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 134 sur 254 · ÂRiosTEy Roland furieux f ch. XIX, st · texte numérisé non relu

ÂRiosTEy Roland furieux f ch. XIX, st

d'écrire Thistoire de France; je ne sçay s'il s'est acquitté de sa promesse, du moins sçay-je bien qu'elle n'a point esté publiée, et, s'il en faut croire un autheur de son temps, il la donna pour l'imprimer à Robert Estienne. » L'auteur du temps, c'est Du Verdier, qui s'exprime ainsi : « Il semble, par cette œuvre, qu'il promet d'écrire l'histoire de France, mais elle n'a point encore été mise en lumière. Je ne sais si elle est encore par devers ledit Estienne, auquel il la bailla pour imprimer ». Je suis convaincu que Du Verdier fait erreur. Il a cru Grévin sur parole. Le poète feint d'avoir chanté la famille de Catherine :

Madame, s*il vous piaist vous lirez en mes vers Maints guerriers couronnez de lauriers tousjours verts, Qui suyvent les sentiers de vos ayeux antiques*....

et il prétend que Cosmede Médicis lui fait un reproche des retards apportés à la publication de cet ouvrage. « Ce Roy, qui fut jadis pasteur victorieux » (Cosme le Grand venait de descendre du pouvoir en 1564), voudrait lire son panégyrique. Rien plus, Grévin s'entend quereller par l'ombre elle-même de Cosme l'Ancien :

Que sert, dit-il, d'avoir assez bien commence Un œuvre par lequel tu dois estre advancë, Si tu le tiens caché'?...

Mais Grévin s'excuse sur son découragement. Un faux espoir l'a si souvent trompé 1 Pourtant, dit-il à Catherine, mon silence cessera

si avez Volonté d'achever cela que vous pouvez^.

Sollicitation assez claire : il n'eût point déplu au poète de se voir investir de quelque mission d'historiographe. Aussi va-t-il

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