‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 142 sur 254 · Cf. Ronsard, éd. P. BL, F, 92, v. 3-5; IF, 208, v. 2i · texte numérisé non relu

Cf. Ronsard, éd. P. BL, F, 92, v. 3-5; IF, 208, v. 2i

4. Cf. l'éloge de la poésie dans le Second Discours sur V Antimoine.

6. II, 241, V. 5. Cf. LucRÈCB, IV, 105G * Ulcus enim vivescit el invelerascit aleudo.

une allusion à un passage de TEnéide* ; — une allusion au roman d'Héliodore', un ancien aussi, à sa manière (Grévin le connaissait par la traduction d'Amyot) ; — enfin des imitations heureuses, d'autant plus heureuses qu'elles sont moins serviles. Une réminiscence lointaine de Catulle {Ut flos in septis $ecrelm nascitur horiis^) ne revit-elle pas dans les vers où Grévin chante les grâces pudiques de sa jeune maîtresse?

Le ris de ma maistresse est un printemps de roses De boutons, et d*œillets, et sa chaste beauté Représente à mes yeux la chaleur d*un Esté, Alors que sur les champs sont les grappes descloses ^....

Anacréon l'inspire plus directement. Publié en 1554 par Henri Estienne, avec une version latine en vers, traduit en français par Remy Belleau en 1556, Anacréon séduisit les hommes de la Pléiade, que son souvenir hante fréquemment. Grévin n'a pas refait, après Ronsard, VAmour moiiillé. Il se contente de traduire librement le début de la célèbre ode III : Medovu-^Tioi; 7C0Ô' oipai;*.... Mais, comme Ronsard, il s'est inspiré de l'ode XIV : 0£>.a>, OeXco (fikriaon... pour tracer un gracieux tableau. Tandis que Ronsard suit pas à pas l'auteur grec, Grévin, modifiant la mise en scène, imagine que l'Amour, qui se trouvait las et ne pouvait plus voler, a laissé tomber sur l'herbe son carquois et son arc ;

Je vay tout curieux pour sçavoir que c*estoit, Je levé le carquois : mais luy qui m*aguestoit. Se sentant offensé vint la teste baissée.

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