‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 147 sur 254 · PiéRi, op. et/., p · texte numérisé non relu

PiéRi, op. et/., p

La voilà Ja véritable salire Contre le Pétrarquisme. Des auteurs de ce temps, qui tous cherchèrent dans l'amour une source d'inspiration, s'en trouverail-il un seul qui l'ait conçu comme un sentiment prompt, profond, impérieux, montant du cœur aux lèvres et s'esprimant sans parure, s'il le faut, en tout cas sans sooci de briller, d'imiter ou de traduire? Un jour viendra où le poète ira plus loin encore, où la passion s'empai-era de lui, le dominera et l'étreiudra, au pointde le laisser haletant et muet :

Hais j'ai souffert un dur martyre.

Et le moins que j'en pourrais dire.

Si je l'essayais sur ma lyre, La briserait comme uu roseau*.

B. — Petites pièces

Les petites pièces mélangées aux sonnets comprennent 4^ « Chansons », 5 « Vilanesques », 4 « Baisers », 5 « Amourettes » et une « Pyramide ». On peut y ajouter un acrostiche, diins la Gélodacrye*. De plus, l'auteur a réuni sous le nom de Jeux Olimpiques, après la première partie de l'Olimpe, des « Olimpiens », pièce unique écrite en forme de stances, et deux Cliansons'.

Sous n'importe quel titre, c'est toujours l'amour d'Olympe qui fournit le sujet. (La Pyramide consiste, comme son nom l'indique, en une pièce de vers de différents mètres, allant progressivement du vers de trois syllabes à l'alexandrin. On lit dans les rncyclopédies que « la villanelle fut mise à la mode en France au xvi" siècle par Grévin* ». Ronsard, à la vérité, n'a rien écril

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