‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 158 sur 254 · vers · texte numérisé non relu

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248 — dacrye, il consacre encore ud sonnet à la naissance de Typosine'. Si une chose a lieu de surprendre, c'est que, dans leur ferveur pour l'antiquité, les écrivains de cette époque n'aient pas laissé é(;laLer plus souvent leur enthousiasme pour celte invention de l'imprimerie, qui avait coïncidé avec la découverte et la difTusioii (les manuscrits antiques. La Bibliothèque nationale possède à cet égard un curieux document oi!i nous retrouvons le p. nom de Grévin. C'est une sorte de placard (in-fol. piano

s. 1. n. d.), qui faisait partie d'un Recueil de la Bibliothèque du Roy, recueil aujourd'hui divisé. On y lit diverses poésies disposées de la manière suivante. En haut, à gauche, un hymne en grec, de 28 vers, de Florent Chrestien : 'Et; -/jtK-ov^r.iiv/ v(avo; •PXbjp. xpt<7Ti«vov. A droite, une composition latine de Camille Moi'el, une des savantes filles de l'imprimeur, douze distiques donnés comme la traduction d'une poésie grecque de Daurat : In Typugrapkiam Hfmarum malrem Camilta Morella, J. MorelU Ebredunxi filia, ex grxco J. Àurati. Au-dossous, disposée sur trois colonnes, une « Ode de J. Grévin à Rohert Eslienne ». Entin, en lias, une ligne en caractères hébraïques : c'est un verset du Livre des Proverbes (XV, ii), ainsi rendu dans la traduction de Sacy : « Le cœur du sage cherche l'inslniclion ; la ijouche des insensés se repaît d'ignorance. »

Cette OiJii à Robert Esticnne ne diffère par aucune variante de celle qui se trouve à la (in du Théâtre de Grévin, après la seconde partie de la Gélodacryc. Le sujet, c'est encore la naissance de Tvposine. Le Temps dispense ses dons comme il répartit les saisons. A la Renaissance littéraire, printemps des sciences, il destinait l'imprimerie :

Aussi Typosinc csloit Comme un preseni en reserve Qui duns Parnasse resloit'....

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