‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 159 sur 254 · JI, 508, r · texte numérisé non relu

JI, 508, r

a. Il, su, t. 25-25.

« Entretien-la donc tousjours », s'écrie le poète en s'adressant à Estienne. Et il ajoute, par allusion à TOlive (non pas à l'Olive de J. Du Bellay, mais à l'Olive typographique, marque des Estienne) :

Estienne, si tu le fais.

Puisse l'immortelle Olive T'ombrager à tout jamais, A fin que ton renom vive, Gomme malgré Tenvieux Vit celuy de tes ayeux*.

Ces mots ont trait à une période de l'histoire des Estienne sur laquelle on ne possède que de vagues renseignements. Vers 1551, Robert I Estienne s'était enfui a Genève pour y chercher une sécurité dont pouvaient le priver en France les attaques dirigées par la Sorbonne contre les éditions grecques du Nouveau Testament. Ses biens furent mis sous séquestre en exécution de l'édit de Châteaubriant. Toutefois, on ne tarda pas à lever le séquestre et à remettre tout ce que le fugitif avait laissé aux mains de Charles Estienne, celui-là même dont Grévin avait pensé devenir le gendre. Le célèbre établissement put donc survivre à sa dislocation, et il fut repris, non sans quelque succès, par Robert II, en 1556. Si ces vicissitudes, sur lesquelles M. Renouard a tâché de faire la lumièreS ne semblaient pas bien établies, on en trouverait un écho très reconnaissable dans VOde à Estienne de Grévin, et encore plus dans un sonnet « en faveur de l'Olive », qui fait suite à cette Ode dans le volume du Théâtre :

... La pasle Olive a quelque temps esté Délaissée au hasard d*une orage inconstante, Hais ore reprenant le bien qui se présente.

Comme un navire au port se met en seureté.

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