Renouard, op. cit,, p
Bien est vray que le tronc despouillé de feuillage Demoura presque sec : mais ainsi qu*avec Taage Toutes choses en soy prennent perfection.
Ainsi ceste accroissance au tronc plus tost ravie En nouveaux rejetons reprend nouvelle vie.
Qui ne sera subjecte au nouveau tourbillon ^
En rapprochant ces vers des indications fournies par M. Renoua rd, on saura à quelle époque Grévin a dû les composer : c'est en 1556, ou peu de temps après, lorsque Robert II succéda à Robert I. On peut voir dans le placard ci-dessus décrit un souvenir d'une sorte de fête littéraire que les amis de Robert lui auront offerte dans cette circonstance (amis et parents : les Morel étaient alliés aux Ëstienne). Le placard ne porte pas de nom d'imprimeur ; d'après Tinspeclion des caractères employés pour le verset de Salomon,etleur comparaison avec ceux de la fameuse Rible de 1540, ce feuillet ne viendrait pas des presses de l'imprimerie des Ëstienne.
Grévin fait les honneurs de l'Élégie III « à Jaques Pons, Lionnois' ». Pons, dont Rriinet ne cite qu'un traité sur les melons « avec les commodités et incommodités qui en reviennent », était un médecin distingué. Il devint doyen du collège des médecins de Lyon en 1576, et écrivit un ouvrage contre l'abus de la saignée : De nimis licentiosa ac liberaliore interne pestivaqw sanguinis misnone... (Lyon, 1596). Ami de Grévin', il lui prédisait l'immortalité dans une pièce de vers latins qui précède les Jetix olimpiques *. Il lui disait : « Quxsùti monimentum œre perennim. » Le sujet de l'Élégie montre que Grévin s'entretient avec un confrère éclairé : inanité des pratiques divinatoires.