‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 161 sur 254 · ers · texte numérisé non relu

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Mon Dieu ! quelle foUie est mettre son estude En Tart ou il n y a aucune certitude, Comme en TAstrologie * I

« Abus et vanitez » , s'écriait Rabelais par la bouche de Gargantua traçant un plan d'études à Pantagruel. Mais combien vit-on d'hommes en ce temps répudier la croyance au surnaturel, et protester contre la crédulité générale au nom de la raison et de la science? Celle-ci, proclame Grévin, ne fournit-elle pas un champ suffisant à l'activité humaine? Que l'homme, « fils de la terre », laisse le ciel, qui n'est pas son domaine. Il lui reste l'astronomie (car, à ce titre, le ciel présente un sujet d'étude), la philosophie, les lettres antiques et la médecine.

L'Élégie IV', sorte d'épitaphe d'une jeune fille appelée Anne Boucher, célèbre les bienfaits de la mort, plus libératrice à mesure qu'elle vient plus tôt.

Dans le volume du Théâtre, deux Élégies servent en quelque sorte de préface à la seconde partie de la Gélodacrye. Dans la première de ces deux pièces, V Elégie mr la misère des hommes^ ^ Grévin commente encore ce titre de Gélodacrye pour lequel il avait décidément un amour tout paternel :

Et ores que je pense estre un peu plus délivre,

Voicy un dieu qui de nouveau m'enpre D*un poison plus bouillant, dont ne peux espérer

Sinon tousjours de rire et de plorer.

Rire, la chose, helas I la plus deses|)ercc ;

Plourer, et si tout est plein de risée :

Il n'y a rien ici qui ne soit malheureux,

Tout est folie, et tout est glorieux.

Je plore le malheur et je ris la folie.

Je plore et ris la gloire de la vie*.

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