‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 175 sur 254 · JouLLE, éd. M.-L · texte numérisé non relu

JouLLE, éd. M.-L

trois endroits, deux rimes accouplées masculines se suivent, en un autre endroit deux rimes accouplées féminines. Enfin on trouve un vers sans rime*. » Lorsque Grévin forma le projet de donner une nouvelle édition de son Théâtre, il se préoccupa de faire disparaître ces taches. L'exemplaire d'Anvers porte à cet égard des corrections que je voudrais indiquer. Dans le Théâtre^ sur un discours de D. Brutus finissant par ces mots :

On dit, on dit bien vray, la femme impérieuse Fait plus avec les pleurs qu*un guerrier furieux, Depuis qu'elle a caché un venin dans ses yeux,

César reprend :

Je me sens agité^ ainsi qu'on voit au vent Un navire forcé, qui le Norlh va suyvant'....

ce qui effectivement produit une succession de quatre vers à rime masculine consécutifs. Pour remédier à cet inconvénient, Grévin, sur l'exemplaire d'Anvers, terminait l'apostrophe de Brutus par ces deux vers ajoutés :

Cest un camp conjuré encontre la franchise Que par peine ei travail un homme s'est acquise.

Les deux autres passages où des rimes masculines ne sont pas séparées' ont échappé à la revision de Grévin. Mais il a corrigé par une intercalation la succession des quatre vers à rime féminine. On lit dans César :

Non, qu'un tel deshonneur ne me soit reproché» Que d'avoir patient trop longuement caché

ii COLLISCHONN, Op. cité, p» 30»

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