Ronsard, éd. P. Bl., II
6* Pour le tombeau de M. de Prong. — Ode pindarique. Apres un préambule de 10 strophes en vers de 7 syllabes a, 6, a» b» c, c, dj d^ Cj e (sans exemple dans Ronsard). Grévin emploie la même disposition que dans l'ode A Madame £ Warty.
V Le Lut. — Strophe de 12 vers de 7 syllabes, en trois quatrains dont les deux premiers à rimes croisées diversement, le troisième à rimes plates, a, 6, 6, a | c, d^ c^ d \ e, e^ /*, /*.
Je feroy tort à mes vers, a
A ma Muse et à mon livre, b
Qui ja désireux de vivre b
Se décelé à l'univers ; a
Je feroy tort à sa gloire, c
Et n'est celui qui ne fust d
Envieux de ma mémoire, c
Si voulant parler du lut, d
Je ne donnoy la couronne e
A celuy qui mieux façonne e
A raccord et au doux son f
Une mielleuse chanson ^ f
On trouve dans Ronsard une strophe composée également de trois quatrains de cette nature, mais présentés dans un autre ordre. Voir l'ode c< Que tardes-tu, veu que les Muses'.... »
8** A André Thêvet. — Strophe de 6 vers de 7 syllabes a, a^ bj c, c, b. C'est le système de l'ode A Jaques Grévin^ seulement le distique précède le quatrain au lieu de le suivre :
Celuy certes vit bien mieux, a
Plus content et plus heureux, a
Qui n*estant point redevable, b
Estime luy estre assez c
Les biens du père laissez c
Pour nourrir sa pauvre table'. b