‹ Jacques Grévin, 1538-1570: 1538-1570Chapitre 189 sur 254 · I, 1S4.T. Ml · texte numérisé non relu

I, 1S4.T. Ml

i. tbifi., ï. 15-22.

par Grévin et Talon apparaissait plus clairement encore par cette première rédaction :

Demonstrant la puissance sienne Plus valloir que pouvoir mondain.

Dans VOlimpe et dans la Géloddcrye^ Grévin ne dédie pas à Talon moins de cinq sonnets, soit amoureux^ soit satiriques*, sans parler d'un sixième où il est fait allusion aux amours de Talon'. Mais ce qui montre bien en quelle estime Grévin le tenait pour son caractère, sinon pour son talent, c'est que dans les liminaires de VOlimpe^ après des sonnets de Ronsard, de J. Du Bellay et de Rémy Bellcau, c'est-à-dire des patrons les plus glorieux, il rapporte un sonnet composé à sa louange par son ami Talon : « Tu sçais si bien chanter, tu sçais si bien escrire... », morceau encomiastique d'une venue vraiment assez heureuse.

C'est encore à ce genre de littérature, si en honneur au xvf siècle, que nous devons de connaître les relations de Grévin avec un des protestants de distinction que comptait la ville de Clermont à cette époque : Jean de Filleau, jurisconsulte, magistrat, traducteur, poète, au demeurant tombé aujourd'hui dans un oubli complet, ou peu s'en faut. Il est vrai que ses titres littéraires consistent en quelques mauvais vers français et en deux traductions, réunies en un seul opuscule. Mais celui-ci présente pour nous de l'intérêt, puisque nous allons y trouver le nom de Grévin. En ce qui concerne la vie de Filleau, force nous est de nous contenter de renseignements très élémentaires. Du Verdier et La Croix du Maine le disent natif de Clermont en Beauvaisis, qualification qu'il prend en effet dans son ouvrage. C'est donc une

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