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vaîller sur des registres du temps, et l'on s'accorde h reconnaître Teiaclitude du Journal, singulièrement en ce qui concerne le lieu et la date des spectacles, qu'il prend toujours soin de relever avec beaucoup de précision* (d'où le titre de Journal chronologique). Sur la représentation des œuvres de Grévin, le Journal fournit des détails assez circonstanciés : c'est par lui que nous savons que la Pastorale a été jouée publiquement. C'est lui, je le répète, qui nous a appris que César et les Esbahis eurent les honneurs de la représentation dès Tannée 1558. Il est vrai qu'un passage des Esbahis semblerait donner à cette pièce la date de 1560 :
... Il vous souvient Comme il y a trois anspas&ez, Que les François furent chassez De Sainct Quentin'.
Mais il va de soi que Grévin a pu retoucher ce détail historique de sa comédie au moment de la faire jouer à nouveau et imprimer. Maintenant, pourquoi a-t-il mis en tête des Esbahis Tavertissement rapporté plus haut, sans la moindre allusion aux représentations antérieures de ces Esbahis et de la tragédie de Césarl Soit par raison de symétrie, pour rattacher cette comédie, comme la TrésorièrSy au souvenir d'une représentation scolaire (ce qui expliquerait que l'avertissement précède les Esbahis et non pas César) , soit plutôt parce que ces fêtes littéraires qui avaient lieu dans les collèges, et auxquelles n'étaient conviés que des invités de choix, constituaient un honneur exceptionnel pour l'auteur qui avait trouvé l'occasion de s'y produire. Les autres manifestations de ses pièces ne comptaient pas aux yeux d'un disciple de cette Pléiade érudite, qui « construisait le théâtre au milieu d'un collège, c'est-à-dire tout près du dépôi sacré de la littérature classique' ». En fait, et d'après le témoignage désin-